11/11/11
2011
RÉALISATION: Keith Allan
SCÉNARIO: Keith Allan et Kiff Scholl
AVEC: Jon Briddell, Erin Coker, Hayden Byrerly, Tracy J. Pulliam, Lena La Fratta
Ah le studio Asylum! Écouter un de tes films, c’est comme enfiler une vieille paire de pantoufles. C’est réconfortant même si elles puent et sont sans surprise! C'est le cas de 11/11/11, une oeuvre qui capitalise sur l'engouement porté sur la date du 11 novembre 2011, mais surtout, la sortie du film de Darren Lynn Bousman aussi intitulé 11-11-11.
Une jeune famille déménage dans un nouveau quartier après que le père ait obtenu un emploi comme professeur dans une Université. Une ville bien étrange, car les voisins sont tous des sataniques et attendent le 11 novembre 2011 ( 11/11/11 ) avec impatience, car le petit garçon nouvellement arrivé, qui aura onze ans cette journée-là deviendra alors l’antéchrist.
Une nouvelle critique d’Asylum? Un film ayant pour titre 11/11/11 qui sera publié le 11/11/11? Cela mérite un texte tout spécial dont seul votre humble serviteur possède le secret. C’est pourquoi, au lieu de vous pondre un texte des plus communs, je vous offre plutôt le Top 11 des raisons dans le désordre de ne pas regarder ( ou au contraire, les raisons pour regarder et se bidonner devant ) 11/11/11!
1. Les voisins sont stupides! Ils sont prêts à tuer une innocente gardienne afin de placer une des leurs dans la famille, sans compter d’autres voisins ainsi que leurs propres membres qui parlent un peu trop afin de ne pas se faire contrecarrer leurs plans. Il y a juste la vieille folle qui essaie de tuer le jeune pour ne pas qu’il devienne un démon.
2. La vieille essaiera d’ailleurs de tuer le jeune garçon avec un verre de limonade empoisonné tout en lui disant textuellement et en subtilité « Ça goute bizarre, mais c’est bon pareil! »
3. Cette même vieille ressemble à deux gouttes d’eau à Grand-Mère (Kim Yaroshevskaya ) dans Passe-Partout!
4. Le jeu des acteurs fait pitié! L’actrice qui joue le rôle de la mère, durant l’une des scènes au début du film, boit une gorgée de café, mais c’est terriblement « fake », c’est évident qu’il n’y a rien dans la tasse. Quelques secondes plus tard, on en a la preuve alors qu’elle sursaute après avoir vu un rat, elle penche un peu trop sa tasse et on voit alors qu’elle est vide et propre! Même son de cloche pour le reste des acteurs. Par exemple, le jeune garçon joue un enfant timide, mais il fait son jeu en faisant des expressions faciales démesurées comme s’il était Jim Carrey.
5. Le film est un mélange édulcoré entre The Omen, Rosemary’s Baby et The Number 23. Et par édulcorée, je veux dire que c’est comme si l’on voulait se faire un verre de Kool-Aid. On prend un verre, on le remplit d’eau et l’on oublie de mettre la poudre. Alors finalement, on se retrouve juste avec un verre d’eau!
6. Les parents apprennent que le voisin d’en face est tombé d’une échelle sur sa clôture. Ils demandent alors s’il est correct, alors que, deux secondes avant, ils ont vu passer deux personnes transportant un gros sac hyper lourd sur lequel il est écrit « morgue ».
7. C’est un film du studio Asylum!
8. Le film comporte le pire père au monde. Son gars mets le feu à ses cadeaux de fête, tue un rat avec ses mains, il trouve un chat mort en dessous du lit de son fils et il se réveille en pleine nuit en voyant son gars dans sa chambre avec un couteau dans les mains. Jamais il n’allume que son fils n’est pas normal.
9. Ce n’est pas tout! Car, pour un professeur d’université, il est assez stupide. Ses voisins n’arrêtent pas de lui dire des choses bizarres, tous ceux qui le mettent en garde se retrouvent morts et il aperçoit les voisins tout ensemble dans une fourgonnette en train de jaser sans se poser trop de questions. Même quand son fils poignarde sa mère pour finalement plus tard l’électrocuter dans son bain, il ne réalise pas encore qu’il se passe quelque chose de louche.
10. Le film finit sur une scène qui contredit tout le reste de l'histoire.
11. Il y a une scène où un peintre mexicain ( avec l’accent le plus stéréotypé du monde ) meurt dans un accident d’auto. La mère se met à paniquer et court pour voir si c’est son fils qui s’est fait frapper. Elle court ensuite vers la maison pour essayer de trouver son fils. Mais l’actrice court comme si elle était dans un théâtre d’été ou un personnage de Bugs Bunny, son cou reculant en arrière alors que son corps avance en premier.
Une chose est sûre, peu importe le niveau de qualité de 11-11-11, le film de Darren Lynn Bousman ne sera pas le pire film de l’année dont le titre commence par le chiffre 11!



• The Omen (1976)
• Rosemary’s Baby (1968)
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