2001 MANIACS

2006

RÉALISATION: Don Coscarelli
SCÉNARIO: Chris Sobin et Tim Sullivan
AVEC: Robert Englund, Lin Shaye, Giuseppe Andrews, Marla Leigh Malcom et Jay Gillespie

Créé par les cinéastes Eli Roth (Cabin Fever), Scott Speigel (Intruder) et Boaz Yakin, la compagnie de distribution Raw Nerve a pour but de produire des films d'horreur purs et durs qui s'assument en tant que tels. Pour leur premier film, les producteurs visent haut en adaptant le film culte de H.G. Lewis Two Thousand Maniacs.

En route pour le "spring break", un groupe d'étudiants universitaire prend un raccourci. Leur détour les mène dans la petite ville de Pleasent Valley. Les habitants insistent pour que les visiteurs restent le temps de leur festival annuel dédié aux combattants du Sud, lors de la guerre civile. Impressionnés par l'ambiance festive qui règne, les jeunes décident de rester pour la nuit. Leur décision est fatale puisque les habitants du village sont encore en mode "guerre civile" et ont une dent contre tous ceux qui ne se rallient pas avec le Sud!

Herschell Gordon Lewis est un cinéaste révolutionnaire qui a popularisé le gore au cinéma dans les années 60. Avec des films tels que Blood Feast, Color Me Blood Red et Two Thousand Maniacs, Lewis a créé une dépendance chez les spectateurs en manque de sensations fortes. Avec son remake, intitulé 2001 Maniacs, j'aurais pensé que le réalisateur Tim Sullivan allait prendre fièrement le flambeau des mains de Lewis et ainsi devenir le nouvel emblème du gore. Ce n'est malheureusement pas tout à fait le cas. Loin d'être mauvais, 2001 Maniacs promet néanmoins beaucoup plus qu'il ne fournit. Le film contient tous les éléments pour être inoubliable, mais il s'apitoie trop sur son humour enfantin. En fait, j'avais plus l'impression de regarder une version gore d'American Pie qu'un hommage à H.G. Lewis.

Avec trois références savoureuses à Cabin Fever, The Texas Chainsaw Massacre et Deliverance dans les huit premières minutes, 2001 Maniacs démarre sur des bases solides. Par contre, du moment que les jeunes arrivent dans le village de Pleasant Valley, le film devient moins intéressant. Le problème principal du film est qu'il reste coincé entre deux styles sans jamais s'approprier l'un d'eux. L'ensemble n'est jamais assez malsain pour être un film d'horreur efficace et pas assez délirant pour devenir une comédie gore culte. Les meurtres du film auraient tous pu être beaucoup plus sanglants. La plupart sont très originaux, mais ils manquent d'exposition et sont mal tournés.

Malgré ma déception, j'ai quand même trouvé le film divertissant. La performance de Robert Englund (Freddy Krueger) plaira à ses nombreux admirateurs et Lin Shaye (Dead End) se débrouille très bien. Les nombreux jeunes sont tous très cons, mais ça ajoute juste au plaisir de les voir mourir. Malgré que les scènes de meurtres ne soient pas à la hauteur d'un remake d'un film de H.G. Lewis, elles sont néanmoins le fun à regarder. La scène avec les chevaux est particulièrement réussie.

Raw Nerve a été créé d’abord et avant tout pour faire des films beaucoup plus extravagants que ceux venant des gros studios hollywoodiens. Bien qu'il soit divertissant, je trouve ironique que 2001 Maniacs n'est rien de plus à offrir que les films dont il veut se différencier.

  • Dany Champagne

  • • Two Thousand Maniacs! (1964)

     

    Cabin Fever (2003)
    Intruder (1989)

     

     
     


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