28 DAYS LATER

2002

RÉALISATION: Danny Boyle
SCÉNARIO: Alex Garland
AVEC: Cillian Murphy, Naomie Harris, Megan Burns, Christopher Eccleston et Brendan Gleeson

Avec le SRAS, la vache folle et les menaces de guerres bactériologiques, on peut facilement dire que le nouveau film de Danny Boyle est d'actualité. 28 Days Later se veut une approche différente au film de zombies typique. Dans ce film britannique, les zombies ne sont pas vraiment des morts-vivants, mais plutôt des personnes infectées par le virus de la rage.

Un groupe d'activiste se rend dans un laboratoire faisant des tests sur les animaux. Ils libèrent ce qu'ils croient être des pauvres singes sans défense. Par contre, ces singes étaient testés avec un nouveau virus très contagieux provocant chez l'humain un état de rage permanent. 28 jours plus tard ... Jim se réveille d'un coma de 40 jours à l'hôpital. Il n'y a personne en vu pour l'aider. Il sort dans les rues de Londres, qui sont désertées de toute trace humaine. Après avoir été pourchassé par des infectés, Jim fait la connaissance de deux survivants. Ensemble, ils font équipe pour essayer de trouver un espoir à la survie de l'être humain.

Il est difficile de parler de 28 Days Later sans faire référence aux films de George Romero. Malgré ce que mentionne la publicité, Danny Boyle ne réinvente pas le film de zombies. Tout ce que son film fait, a déjà été accompli dans un film de Romero, que ce soit Night Of The Living Dead, Dawn Of The Dead, Day Of The Dead ou The Crazies. Ceci n'est pas nouveau, car tous les films de zombies sont inspirés des films de George Romero. 28 Days Later est, à mon avis, le seul film à surpasser ceux du maître du genre. La raison principale est que le réalisme du film est alarmant. Le film ne met pas en scène des morts-vivants sortis de leurs tombes, mais plutôt des gens normaux infectés par un virus. Le ton ne fait pas place à la comédie ni au gore gratuit. Tout est joué pour que le spectateur y croie. Danny Boyle réussit son pari, car je crois que son film est un des plus réalistes jamais produits.

Une des raisons de ce réalisme est l'utilisation de la caméra vidéo digitale. Cette caméra donne un look très brouillon, ce qui donne des airs de documentaire à 28 Days Later. Cette technique est un peu dérangeante au début, mais je m'y suis vite habitué. Certaines des images filmées sont tellement belles (Jim marchant dans un Londres déserté) qu'il est difficile de critiquer le choix de Danny Boyle. L'autre sage décision de Boyle est d'avoir choisi Cillian Murphy, un inconnu dans le rôle principal. Les rumeurs voulaient que Ewan McGregor, l'acteur fétiche de Danny Boyle, ait le rôle. J'adore McGregor, mais l'histoire aurait été moins plausible avec une méga star dans la distribution. Finalement, j'ai trouvé que la musique du film (que ce soit celle composée par John Murphy ou les chansons utilisées comme celle de Godspeed You Black Emperor) était excellente. Ça ne ressemble en rien à de la musique de film d'horreur, mais cela réussit à apeurer et même émouvoir.

À première écoute, le dernier acte du film m'avait semblé hors contexte, mais après une deuxième écoute j'en suis tombé amoureux. Danny Boyle ne réinvente peut-être pas le genre, mais il a réussi à faire d'un plat réchauffé, de la très haute gastronomie. Définitivement le Night Of The Living Dead de la génération 2000 !

  • Dany Champagne

  • • 28 Jours Plus Tard (version française)

     

    28 Weeks Later (2007)

     

    • The Crazies (1973)
    Warning Sign (1985)

     

     
     


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