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8213: GACY HOUSE
2010
RÉALISATION: Anthony Fankhauser
SCÉNARIO: Scénariste(s)
AVEC: Jim Lewis, Matthew Temple, Sylvia Panacione, Rachel Riley et Diana Terranova
Ben voyons donc! J’ai demandé à mon rédacteur en chef Dany Champagne de me procurer des copies promotionnelles du studio The Asylum, reconnu pour ses mauvais films et je reçois deux films que j’ai presque aimés? Ce sont mes goûts qui ont changé ou c’est le monde à l’envers? Après, on va venir me dire que maintenant les blondes sont intelligentes et que les gros seins ne sont plus à la mode? Je n’ai pas envie de vivre dans un monde comme ça!
L’équipe de l'émission de télévision Ghost Hunters se rend dans la maison du défunt John Wayne Gacy, un véritable meurtrier en série, qui a assassiné des jeunes garçons dans les années 70. Ils tenteront par tous les moyens de communiquer avec lui et d’enregistrer les preuves afin de montrer au monde que les esprits existent vraiment. Mais Gacy leur en donnera plus qu’ils en demandent.
Ce qui est le plus étrange, c’est que The Asylum est reconnu pour ses films de monstres « mockbusters », des films copiant d’autres œuvres, tels que The Day the Earth Stopped, Snakes On A Train ou Paranormal Entity. Ici, le scénariste a décidé de faire dans l’originalité, ou enfin presque. Même si 8213: Gacy House n’est pas inspiré d’un autre film, il est construit à l’aide de plein de scènes rappelant The Blair Witch Project ou Paranormal Activity, un peu comme le monstre de Frankenstein, mais sans l’éclair qui lui donne la vie. Le réalisateur réussit quand même plusieurs scènes d’horreur qui donnent la chair de poule, surtout vers la fin, mais sans jamais atteindre le niveau des films qu’il copie.
Cependant, chapeau! Pour un faux documentaire, malgré quelques incidents, 8213 : Gacy House tient la route tout le long. Tout d’abord, il n’y a aucune musique! Que les acteurs qui parlent et les bruits que la maison fait. De plus, il n’y a aucun générique, le film se terminant avec des images des certificats du coroner, qui expliquent comment les personnages sont morts. Et le film ne contient qu’une seule scène avec un effet CGI, mais c’est tellement minime que ça aide à nous faire croire que c’est vraiment un documentaire. Dans le genre, c’est peut-être le mieux réussi.
Par contre, ce qui me turlupine le plus avec ce film, c’est qu’il est beaucoup trop long, même pour un long métrage de 84 minutes. Dès le départ, 8213 : Gacy House commence raide, ne nous présentant même pas les personnages. Ainsi, au lieu de nous donner le temps de nous habituer à l’équipe de Ghost Hunters, on rentre immédiatement dans le vif du sujet. Le réalisateur perd donc énormément de temps à installer son climat et son histoire, nous donnant beaucoup trop de scènes ou les personnages ne sont pas sur d’avoir vu quelque chose et après, à se chicaner parce qu’ils ont trop vu de choses. Le reste du temps rempli de scènes où il ne se passe absolument rien, les personnages se promenant de pièce en pièce, entrecoupé de plans des caméras cachées, qui filment des pièces ou il ne se passe rien.
La touche Asylum ne perd pas de temps à imprégner le film de sa logique loufoque. Le film commence en nous racontant que dans les années 70, la maison de Gacy fut détruite et que quelques années plus tard, une maison fut construite par-dessus. Mais les personnages s’entêtent à demander au fantôme de Gacy s’il a enterré des victimes dans le sous-sol, pièce qui fut détruite et reconstruite après sa mort! Ou alors, la médium tente d’invoquer l’esprit dans la maison en utilisant le chandail du garçon de sa voisine, simplement parce que Gacy aimait étouffer les petits garçons avec leur chandail, s’excusant au passage, car le jeune est plus vieux que ce que Gacy préférait!
Mais le plus merveilleux, c’est l’utilisation d’un des personnages les plus sous-utilisés du film, la paire de seins énormes de la voyante! À un moment donné, elle se promène dans la maison avec une espèce de branche en métal dans les mains. Le fantôme, pour l’achaler, la pousse contre le mur. Ensanglantée, elle s’avance vers une chaise, ouvre sa veste et nous dévoile sa très généreuse poitrine, poignardée par ladite branche en métal! Ça m’étonne qu’il n’y ait pas eu de blagues de seins dégonflés. Et durant l’affrontement final entre elle et le fantôme, ce dernier l’attaque en lui déchirant sa veste, délivrant ses mamelles. Et c’est ainsi qu’elle tente de continuer son incantation, topless, ses obus se balançant de gauche à droite. C’est tellement absurde, même en même temps tellement génial!
8213 : Gacy House me laisse perplexe face à mes sentiments confus. C’est un bon film avec trop de défauts, mais divertissant à souhait, malgré un côté ridicule non intentionnel. Difficile à dire si je le recommande ou pas et pour quelles raisons. Mais ce qui est certain, c’est que grâce à ce film, je viens de placer les studios The Asylum dans la place spéciale de mon cœur réservée à Uwe Boll, Ernest et à Les Lavigueur Déménagent.



• Paranormal Activity (2007)
• The Blair Witch Project (1999)
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