ALONE IN THE DARK

1982

RÉALISATION: Jack Sholder
SCÉNARIO: Jack Sholder
AVEC: Dwight Schultz, Deborah Hedwall, Donald Pleasence, Jack Pallance et Martin Landau

Ce n'est pas tous les jours qu'on a la chance de voir des acteurs de renom, tels que Martin Landau, Jack Palance et Donald Pleasence, réunis dans un slasher sans budget. Alone In The Dark réuni non seulement ces trois légendes du cinéma, mais inclus aussi le groupe punk The Sick Fucks. Ce n'est certainement pas aujourd'hui qu'on verrait une pareille distribution dans un tel film.

Le Dr. Dan Potter est un psychologue qui vient d'obtenir un nouvel emploi dans un asile psychiatrique. Quatre de ses patients sont persuadés que Dan a tué leur ancien docteur. Lorsqu'une panne d'électricité survient dans la ville, les quatre patients en profitent pour s'évader. Ils réussissent à trouver l'adresse de Dan et se dirigent vers sa maison pour venger la soi-disant mort de leur ancien docteur. Dan et sa famille sont alors à la mercie de quatre psychopathes imprévisibles et assoiffés de vengeance.

À ne pas confondre avec la médiocrité du même nom réalisée par Uwe Boll, Alone In The Dark est un des slashers les plus originaux des années 80. Le film de Jack Sholder (A Nightmare On Elm Street 2, The Hidden) a le mérite de ne pas se conformer au moule créé par Halloween et Friday The 13th. Ce que j'ai aimé de Alone In The Dark c'est que c'est un slasher très divertissant, qui ne suit aucune règle. Le film a quatre tueurs bien distincts qui ont tous leur importance dans l'histoire. Avec quatre tueurs, l'action est souvent imprévisible et les revirements sont très nombreux. Le film est un peu lent au début, mais le rythme s'accentue à mesure que l'histoire progresse. Les 40 dernières minutes sont une version slasher de Night Of The Living Dead. Dan et sa famille sont barricadés dans leur maison pendant que les tueurs tentent de pénétrer à l'intérieur. Cette dernière partie n'est pas moins qu'excellente. Suspense et violence n'ont rarement fait aussi bon ménage. Le film contient son lot de scènes classiques. Parmi celles-ci, il y a la scène où la gardienne, couchée sur un lit, se fait attaquer au couteau, par un tueur caché sous le lit. La plupart des meurtres sont violents et assez graphiques. Plusieurs scènes m'ont fait grincher des dents.

Un des attraits du film est sa distribution beaucoup plus classe que le film lui-même. Donald Pleasence (Halloween) joue l'un des rôles les plus drôles de sa carrière. Son Dr. Leo Bain est presque aussi fou que les patients qu'il tente de guérir. Martin Landau (Ed Wood) est effrayant dans le rôle du curé viré fou. Jack Palance (City Slickers), pour sa part, donne la performance la plus nuancée du film. Son personnage a l'air gentil et terriblement méchant en même temps. Malgré qu'ils soient pour la plupart inconnus, les autres acteurs sont aussi très bons. J'ai bien aimé le personnage de la fille de Dan, Lyla, jouée par Elizabeth Ward. Lyla est une petite fille de 8 ans qui a le quotient intellectuel d'une femme de 40 ans. Son personnage apporte une touche d'humour bien appréciée.

Si ce n'était pas du début un peu lent, j'aurais donné une note plus élevée au film. Par contre, cela n'empêche pas Alone In The Dark d'être un des films les plus sous-évalués des années 80. Ce slasher de Jack Sholder est un petit bijou original et rafraîchissant que je vous conseille fortement.

  • Dany Champagne

  • Dément (version française/France)

  • Intruder (1988)
  • Blood Rage (1983)

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