AN AMERICAN HAUNTING

2006

RÉALISATION: Courtney Solomon
SCÉNARIO: Brent Monahan
AVEC: Donald Sutherland, Sissy Spacek, Rachel Hurd-Wood et James D’Arcy

Claustrophobie, arachnophobie et agoraphobie; voici quelques phobies très communes dont les humains peuvent souffrir. J'introduis ma critique avec cette énumération car An American Haunting traite justement de mes plus grandes peurs en ce monde: la mort et les esprits! Je m'attendais donc à me cacher les yeux tout le long du film, ce que j'ai fait seulement qu'une ou deux fois...

Tennessee, 1817. John Bell (Donald Sutherland) est un riche exploitant forestier. Il passe devant les tribunaux pour avoir escroqué sa voisine, une femme qui possède la réputation de sorcière du village. Très fâchée du résultat qu'a reçu son exploiteur, elle lui jette un sort maléfique ainsi qu'à sa fille, Betsy (Rachel Hurd-Wood). Elle devient aussitôt la proie d'un spectre qui, chaque nuit, vient la réveiller pour la violenter. Un soir, témoins d'une de ces scènes horribles, John et son épouse Lucy (Sissy Spacek) essaient de convaincre le professeur de leur jeune fille de les aider. Ce dernier accepte et décide de faire fuguer la petite famille hors de leur village. Mais le spectre s'y oppose car John, dont l'état de santé se détériore, n'a pas encore craché son secret.

L'histoire de ce film semblait vraiment très simple au départ, mais après l'avoir visionné, j'avais légèrement de la difficulté à bien résumer le synopsis. Dans le fond, le but est de nous montrer une petite fille victime d'agression provenant d'un fantôme. Mais après avoir vu le film, j'ai hésité avant de faire la critique, parce que je suis encore entrain de me demander si j'ai bien compris l'histoire. Le réalisateur, Courtney Solomon (Dungeons & Dragons) nous démontre qu'il a voulu faire de gros efforts pour rendre son film magnifique. Le visuel est superbe, avec des plans de caméra très sombres servant à nous démontrer le passé. Il nous offre aussi une technique que j'ai adorée. Nous voyons souvent des plans qui veulent nous placer directement comme si nous étions à la place du spectre. Ces plans sont représentés en noir et blanc et nous font voir quand le fantôme est présent aux alentours. Cependant bien que ce soit très spécial, ça devient achalant à la longue car le réalisateur a tendance à en abuser. Ses plans devraient nous stresser, mais dans mon cas, il a réussi à le faire dans le mauvais sens. Mais il ne faut pas trop lui en vouloir car ce réalisateur n’a que très peu d’expérience avec seulement deux films à son actif !

Je me suis aussi demander dès l'apparition du spectre, si je devais vraiment croire à cette histoire. Sur la pochette il est écrit ''inspiré de faits réels''. Bien que j'aie la ferme idée que les esprits existent vraiment, le scénariste et le réalisateur n'ont fait que me persuader du contraire tellement les attaques ont l'air fausses et superficielles. Je me demande encore pourquoi ce fantôme s'attaque -t-il à la jeune fille? Est-ce qu'il existait vraiment ce fantôme? Je me le demande toujours...

En essayant de vouloir nous surprendre à tout prix avec une fin à tout casser, le scénariste s’est lui-même cassé la gueule. Celui-ci tente de reproduire une fin comme celles des excellents Sixth Sense et The Others, mais ne réussit pas. Je cherche toujours le but de cette finale qui n’a fait, à mon avis, que gâcher complètement le film qui aurait pu être excellent avec un ‘’punch’’ final plus réussi.

Par contre, An American Haunting n'est pas qu'un ramassis de défauts. Le fait que le film se déroule en 1817 est très bien exploité. Les costumes et les décors sont vraiment très bien faits et nous font vraiment sentir en présence de nos ancêtres. Le jeu des actrices Sissy Spacek et Rachel Hurd-Wood est impeccable. La nouvelle venue nous fait vraiment sentir la peur qu’elle éprouve en la présence du spectre. J’ai bien hâte de voir ce qu’elle sera capable de faire dans ses prochains projets.

Si vous êtes de ceux qui, comme moi, avez une peur bleue des fantômes et des esprits, ce film ne fera que peut-être intensifier cette peur si vraiment le scénario vous y fait croire. C’est dommage car il aurait pu être extrêmement bon. Il n’est maintenant, à cause de sa finale, que très ordinaire !

  • Cindy Krueger

  • Cauchemar Américain (version française/Québec)

  • The Others (2001)
  • The Sixth Sense (1999)

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