AND NOW THE SCREAMING STARTS!

1972

RÉALISATION: Roy Ward Baker
SCÉNARIO: Roger Marshall
AVEC: Stephanie Beacham, Ian Ogilvy, Peter Cushing, Patrick Magee et Herbert Lom

De la télésérie The Addams Family jusqu'à Idle Hands, en passant par Evil Dead 2: Dead By Dawn, la main meurtrière (préférablement arrachée) est un méchant qui a toujours été omniprésent dans le monde de l'horreur. Son utilisation est souvent synonyme de slapstick et d'humour noir. Le studio britannique Amicus a tenté de traiter du sujet avec sérieux et le résultat a pour titre: And Now The Screaming Starts!.

Basé sur le roman Fengriffen de David Case, l'histoire de And
Now The Screaming Starts!
se déroule en 1795. Après avoir épousée Charles Fengriffen, Catherine emménage dans la maison familiale de son époux. Dès son arrivée, la jeune mariée croit apercevoir un vieil homme aux yeux crevés ainsi qu'une main arrachée qui se promène d'elle-même! Le soir venu, Catherine se fait violer, mais ne peut identifier le coupable. Inquiet de l'état de son épouse, Charles Fengriffen contacte un éminent docteur. Croyant que Catherine souffre de problème psychologique, le docteur va rapidement faire la découverte de la malédiction du manoir Fengriffen...

Une des qualités des films d'Amicus est que, malgré le ridicule de leur prémisse, le traitement est toujours fait avec sérieux. And Now The Screaming Starts! de Roy Ward Baker n'échappe pas à cette façon de faire. Sans être de la même qualité que certains classiques d'Amicus, And Now The Screaming Starts! a beaucoup à offrir. Les effets visuels impliquant la main baladeuse sont étonnament bien réussis pour un film de 1972. Par contre, ce qui ressort le plus est la magnifique reproduction d'époque. Avec des décors somptueux et des costumes bien choisis, le film obtient toute le crédibilité dont il a besoin. Avec ce soucis du détail, le fait de voir une main arrachée se balader dans un magnifique manoir offre un alléchant contraste.

Malgré que la publicité du film soit construite autour de la présence de Peter Cushing, celui-ci ne fait son arrivée qu'à la marque du 45 minutes. Sa présence apporte le sérieux nécessaire au film. Par contre, le vénérable acteur se fait voler la vedette par Stephanie Baucham, excellente dans son rôle de Catherine. Comme le laisse sous-entendre son titre, le film contient une abondance de cris, et Baucham a les cordes vocales requises pour la matière!

Ce qui diminue légèrement la qualité du film est son rythme lent. La première heure tente de créer un suspense sur la malédiction du manoir. Quelques indices nous sont révélés, sans jamais approfondir dans les détails. Le scénario prend un peu trop son temps à révéler ces détails puisqu'il est très facile de prédire les revirements. C'est lorsque, finalement, la malédiction nous est expliquée que le film prend vraiment son envol. Le tout survient à la marque des 70 minutes, ce qui laisse peu de temps au réalisateur d'exploiter le nouveau souffle offert par le scénario. Malgré tout, la finale contient plusieurs bons moments et évite les clichés associés aux films du genre.

Dark Sky Films distribue le film sur DVD avec pas moins de deux pistes de commentaires. La première réunie le réalisateur et son actrice principale, tandis que la seconde met en vedette l'acteur Ian Ogilvy. Le DVD comprend aussi des biographies, une galerie de photos et des bandes-annonces. Le film est disponible seul ou dans le coffret Amicus collection qui comprend aussi Asylum et The Beast Must Die.

Les films d'horreur avec des mains meurtrières se font un peu trop rares à mon goût. Malgré que ce ne soit qu'une infime partie de la prémisse, And Now The Screaming Starts! a assouvi ma soif en la matière. Le film aurait pu être plus excentrique, mais son traitement classique l'avantage quand même bien. J'espère maintenant trouver un autre film du genre avant d'être obligé de me couper ma propre main!!

  • Dany Champagne

  • The House Where Evil Dwells (1982)
  • The Hand (1981)

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