AND SOON THE DARKNESS

1970

RÉALISATION: Robert Fuest
SCÉNARIO: Brian Clemens et Terry Nation
AVEC: Pamela Franklin, Michele Dotrice, Sandor Elès, John Nettleton et Clare Kelly

Le titre en dit long. Ce n’est pas parce que And Soon the Darkness ouvre sur un thème musical joyeux qu’il nous entraîne dans une ballade plaisante. Bien avant les Hostels (et même avant Last House on the Left), ce film de jeunes voyageurs sans défense au destin tragique en a effrayé plusieurs. Jouissant aujourd’hui d’une notoriété attrayante, j’ai voulu m’initier à la version originale de And Soon the Darkness avant de le comparer à son remake américain dont la date de sortie est prévue pour février 2011.

Cathy (Michele Dotrice) et Jane (Pamela Franklin) sont deux infirmières londoniennes en vacances qui parcourent la France rurale à vélo. Alors que les deux amies prennent une pause sur la terrasse d’un café local, Cathy flirte du regard avec un mystérieux client qui entame de les suivre. En route, Cathy décide qu’elle veut s’étendre dans l’herbe pour relaxer – ce qui est en fait une excuse pour attendre son nouveau prince charmant – même si Jane s’y oppose. Une dispute éclate entre les jeunes filles, résultant au départ de Jane qui s’en retourne au village contrariée. Les heures passent sans que Cathy ne donne signe de vie. Jane part à la recherche de son amie quand soudain, le mystérieux suiveur réapparaît pour lui offrir son aide. Plus leurs recherches avancent, plus la jeune touriste se méfie de son samaritain, qui lui avoue maintenant être un détective qui enquête sur le meurtre récent d’une jeune touriste (mais peut-elle vraiment le croire?). Dans un dénouement qui accumule les moments de paranoïa et de mystères, Jane se rend compte qu’elle ne sera pas en sécurité tant qu’elle restera dans ce petit village peuplé d’êtres louches.

Beaucoup de points intéressants ressortent de And Soon the Darkness mais d’abord, il vous faudra passer au travers des 30 premières minutes - lentes et démotivantes - avant d’y porter un véritable intérêt. L’intrigue prend réellement son envol vers la moitié du film et heureusement, ne cesse d’évoluer à partir de ce point. D’avantage un thriller qu’un film d’horreur, le film de Robert Fuest mise sur un scénario bien ficelé, parsemé de doutes et de naïveté pour nous captiver – et ça fonctionne. La région de France où le film à été tourné joue elle aussi un rôle important puisqu’elle attache un décor à la fois enchanteur et inquiétant au récit. La force principale du scénario réside dans son intrigue tordue qui ne cesse de surprendre. Le spectateur est constamment appelé à changer son fusil d’épaule quand à la réelle identité du mystérieux Paul (Sandor Elès) ainsi qu’au comportement douteux des villageois.

Avec ses nombreux revirements de situations, il n’est pas impossible que votre concentration bifurque en chemin vers la conclusion. Dépendant du niveau d’intérêt face au dénouement, certains spectateurs perdront même carrément l’envie de connaître la fin, faute attribuable en partie au rythme lent du film. Si cependant vous affectionnez les films qui mettent du temps pour bien tramer leur intrigue, vous risquez fort bien d’être agréablement surpris. And Soon the Darkness est un film qui somme toute a assez bien vieilli mais qui malheureusement, a perdu un peu de son impacte avec les décennies. Peut-être que pour une rare fois, le remake saura rehausser cette facette du film mais en attendant, je vous suggère l’original si vous avez un peu de temps à tuer - ce sera 1h30 bien perdue.

  • Robert Parent

  • • And Soon The Darkness (2010)

     

    • Avere vent’anni (1978)
    • Straw Dogs (1971)

     

     
     


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