AUDREY ROSE

1977

RÉALISATION: Robert Wise
SCÉNARIO: Frank De Felitta
AVEC: Marsha Mason, Anthony Hopkins, John Beck, Susan Swift et Norman Lloyd

Surfant sur la vague créée par The Exorcist quatre ans plus tôt, Audrey Rose nous offre une autre histoire de petite fille en détresse. Cette fois, la petite fille en question, Ivy, n'est pas possédée, mais serait la réincarnation d'une autre petite fille nommée Audrey Rose.

La famille Templeton vit le parfait bonheur dans la ville de New York. Par contre, depuis quelque temps, un étranger les suit partout où ils vont. Après l'avoir confronté, l'étranger leur donne rendez-vous dans un restaurant. L'homme en question s'appelle Elliott Hoover. Il y a de cela 11 ans, sa femme et sa fille perdaient la vie dans un accident d'auto. Depuis ce jour, deux médiums lui ont affirmé que sa fille était encore en vie. Sceptique au début, Hoover a découvert que Ivy Templeton était née une minute après la mort de sa fille, Audrey Rose. L'histoire n'aurait aucun sens, si ce n'était que la jeune Ivy fait des rêves récurrents aux alentours de son anniversaire dans lesquels elle brûle, enfermée dans une automobile. Elliot Hoover est peut-être la solution aux cauchemars de Ivy.

Certain accusent le film d'être une copie de The Exorcist, mais je ne suis pas d'accord. Susan Swift, qui joue le rôle de Ivy, a une légère ressemblance avec Linda Blair de The Exorcist, mais les comparaisons s'arrêtent là. Audrey Rose a le mérite de traiter de réincarnation de façon réaliste. La première heure du film prend bien le temps d'amener le sujet et est très effrayante. Le film ne contient pas de sang ni de grands moments d'horreur. À la place, il se contente de bien exploiter son histoire et le sujet de la réincarnation, encore méconnu, pour apporter un peu de suspense au film. Le réalisateur Robert Wise, qui nous a donné The Haunting, utilise les agissements insolites de Ivy pour apeurer le publique. Ces scènes sont les plus réussies du film. Dans l'une d'entre elles, la jeune Ivy se regarde dans le miroir et répète sans arrêt "Audrey Rose" comme si elle était hypnotisée.

Le film perd de son efficacité après la première heure, lorsque le scénario change complètement de cap. L'histoire du film se transporte dans un procès dans lequel Elliott Hoover veut prouver que Ivy Templeton est sa fille. Il est assez absurde de croire que la justice accorderait un procès à une cause pareille. Pendant ces scènes de procès, la seule chose qui me venait en tête est où cela peut-il mener ? Si Hoover gagne sa cause, va-t-il avoir la garde de Ivy ? Cette question n'est pas résolue puisque le procès ne mène nulle part. Le film se rachète un peu avec sa finale qui implique une session d'hypnose. Par contre, c'est trop peu trop tard.

Un des attraits du film, aujourd'hui, est la présence d'Anthony Hopkins (The Silence Of The Lambs) dans le rôle d'Elliot Hoover (ça fait drôle de le voir avec les cheveux bruns!). Ce dernier donne une très bonne performance, tout comme la majorité des acteurs du film. Susan Swift, dans le rôle de Ivy, est correcte, mais lorsqu'elle pleure ou se plaint, elle perd toute crédibilité.

Mon opinion de Audrey Rose est mitigée. Le film aurait pu être effroyable si l'accent avait été mis sur le suspense et l'horreur. Au lieu de cela, on a droit à un procès absurde qui n'aboutit à rien. Le film de Robert Wise contient néanmoins quelques moments forts et une prémisse très intrigante.

  • Dany Champagne

  • The Exorcism Of Emily Rose (2005)
  • The Legacy (1978)

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