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THE BACKWOODS2006
RÉALISATION: Koldo Serra Avec le temps et à force de voir de nouveaux films, je me rends compte que, contrairement à ce que je croyais lorsque j’étais plus jeune, le cinéma Américain n’est pas le nombril cinématographique. De plus en plus, les films venant d’ailleurs prennent plus de place, de prix, d’attention et d’amour. On n’a qu’a regarder dans les tops 10 de sites internet de qualités consacrés à l’horreur ( tel qu’Horreur-Web par exemple… ) ou des magazines pour se rendre compte que la France, l’Espagne ou l’Asie deviennent les joueurs les plus importants de ce sous-genre. Et c’est avec de petit film tel que The Backwoods que l’on peut se rappeler que l’amour de l’horreur est un phénomène mondial. En 1978, deux couples d’amis se rendent à la petite maison que l’un des hommes a achetée en Espagne. Le lendemain de leur arrivé, les deux hommes partent à la chasse. En revenant de leur expédition, ils découvrent par hasard une petite maison abandonnée. À l’intérieur, ils trouvent une petite fille aux mains déformées qui est enfermée dans une pièce. Ne sachant pas quoi faire, ils l’emmènent avec eux. Malheureusement, les habitants du village tout près partent tout de suite à la recherche de la petite. Les quatre protagonistes devront alors sauver leur peau et celle de la petite fille. Pour son premier long métrage, Koldo Serra démontre un talent certain et une réalisation mature. Il n’agite pas sa caméra dans tous les sens, il ne tente pas des plans bizarres, mais contrôle plutôt sa caméra de façon précise, confiante et artistique. Il semble avoir énormément vue de films d’ambiance tels que Calvaire ou Pan’s Labyrinth. De plus, à son survivor Européen, il ajoute une touche de Western Spaghetti, surtout durant le générique du début et le dénouement final, qui fait penser principalement à du Sergio Leone. Serra nous offre vraiment une œuvre hommage à ses genres préférés tout en étant original. Le scénario, malgré une simplicité alarmante possède tout de même quelques défauts. Premièrement, il prend un peu trop de temps à commencer. On nous présente les personnages en profondeur, on nous démontre que l’un des couples a des problèmes conjugaux, on nous montre aussi les villageois qui n’aiment pas trop les étrangers et j’en passe. Après quarante cinq minutes interminables, le film commence à devenir intéressant. Cependant, de temps à autres, le scénario retombe dans le drame et vient nuire au rythme. C’est alors que l’on se rend compte que le film souffre du syndrome de Deep Red. Je m’explique : à mon avis, si Dario Argento avait enlevé l’histoire d’amour minable dans Deep Red, il aurait réalisé l’un de ses ou carrément son meilleur film à vie! The Backwoods souffre du même problème. Si Serra et Jon Sagala n’auraient pas forcé la note du drame avec les problèmes conjugaux de l’un des couples chaque fois que le rythme ralentit dans le film, le long métrage aurait été bien meilleur qu’il ne l’est. De plus, le scénario devient confus vers la fin. On ne sait plus trop ce qui se passe et qui sont véritablement les méchants. D’un côté, cela rajoute au cachet du film, mais cela lui nuit aussi en même temps. On comprend l’intention des deux écrivains, mais on aurait aimé que ça soit mieux peaufiné. L’un des aspects le plus positif au film est la musique. Serra se sert autant de chansons de Leonard Cohen que du bruit de la nature ou d’objets. Les trois scènes les plus marquantes contiennent justement la musique de monsieur Cohen et la chanson provenant d’une boîte à musique. D’ailleurs, cette scène est à mon avis la meilleure du film et ce, presque seulement grâce à la musique toute simple, mais qui viens rajouter un drôle d’effet et énormément de suspense. Malgré tout ce que j’ai bien pu dire sur le scénario, il ne faut pas se tromper, The Backwoods est un excellent film. D’ailleurs, ce n’est seulement qu’au niveau de l’écriture que je suis capable de reprocher quelque chose au film. Car ce dernier possède d’excellents acteurs, une scène de viol assez dure, une violence réaliste, une réalisation remarquable pour un premier film et une musique à faire friser les oreilles.
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