BAGHEAD
2008
RÉALISATION: Jay Duplass et Mark Duplass
SCÉNARIO: Jay Duplass et Mark Duplass
AVEC: Ross Partridge, Steve Zissis, Greta Gerwig, Elise Muller et Jett Garner
Ne faites pas la même erreur que moi! Baghead n’est pas le remake Américain de Bagman, ce bijou Québécois. C’est plutôt une petite comédie dramatique à peine éclaboussée d’horreur.
Quatre amis acteurs décident de passer le week-end dans un chalet, afin d’écrire un long métrage qui leur permettra de faire décoller leur carrière en flèche. Cependant, la fin de semaine sera dérangée par la présence d’un inconnu portant un sac d’épicerie en papier sur la tête.
Un de mes buts, avec Horreur-Web.com, est de créer un nouveau vocabulaire qui sera utilisé par tout le monde. Imaginé Steven Spielberg qui refait son montage à la dernière minute en se disant : « Ouf! J’ai évité un Maximum Overdrive! ». Ou alors Eli Roth qui, après avoir fini son dernier film, crie avec joie : « J’ai réussi un Paulhus!!! »... c’est à dire un chef d’œuvre incontestable! Et bien Baghead me force à créer un nouveau terme : le zoom de cosméticienne!
Voyez-vous, lorsque je travaillais en pharmacie, nos cosméticiennes avaient une caméra qu’elles utilisaient pour observer la peau des gens, savoir si elle était sec, grasse, etc… . Cette caméra était tellement puissante, que son zoom permettait de voir les pores de peau. Et bien la caméra des réalisateurs Jay et Mark Duplass est du même calibre. À quelques exceptions prêts, les événements obligeant, la caméra ne fait que zoomer sur le visage des acteurs... en permanence... sans arrêt... durant tout le film! Cela détruit non seulement l’effet d’intensité qu’ils désirent insérer de temps en temps, mais aussi de nous rendre malade avec le mouvement de caméra cahoteux dû au changement de focus sur les personnages. J’ai même eu peur durant la scène de totons, car j’étais certain que le caméraman allait zoomer sur son visage au lieu de montrer un plan large de ses attributs!
Mais outre le manque de talent des réalisateurs et/ou des caméramans, Baghead est quand même relativement divertissant. Le scénario fait commencer le film extrêmement fort avec un film romantique dans le film. Ça vaut la peine de louer Baghead seulement pour ça, ou de chercher l’extrait sur Youtube. Par la suite, le film est parsemé de bons coup ici et là, mais sans jamais réellement faire lever la pâte. Au moins, les frères Duplass ont le mérite d’avoir réussi à écrire un scénario qui ne tourne pas en rond durant quatre-vingt dix minutes. C’est seulement qu’il est un peu fade.
Pour les fans d’horreur, dites-vous bien que la couverture du DVD indique bien le niveau de gore/horreur du film: ça dort au gaz. Il n’y a que deux ou trois minutes d’horreur vers la fin, mais c’est terriblement mal monté, réalisé sans intensité et tourné avec des plans de cosméticiennes. Je sais bien que le genre horreur est très large, mais de considérer ce film comme en étant un, c’est poussé pas mal loin.
Baghead n’est pas assez spectaculaire pour que l’on s’y attarde nécessairement, mais pas assez minable pour que les frères Duplass se mettent un sac en papier en permanence sur la tête! Mais disons qu’une bonne bouteille d’alcool cheap volé à un sans-abri caché dans un sac en papier brun aiderait sûrement pour l’écoute!



• Brutal Massacre: A Comedy (2007)
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