RÉALISATION: Jonathan Prévost, François Simard et Anouk Whissell
SCÉNARIO: Jonathan Prévost, François Simard et Anouk Whissell
AVEC: François Simard, Anouk Whissell, Jonathan Prévost, Yoann Whissell et Olivier Migneron
Les Américains ont Wes Craven, les Italiens ont Dario Argento, les Canadiens ont David Cronenberg, les Japonais ont Takashi Miike et nous, les Québécois, nous avons ... Le Bagman!
Prenez garde de ne jamais prononcer son nom trois fois ... sinon le Bagman sera à vos trousses! Une bande de drogués sont aux prises avec un tueur en série qui porte comme masque un sac d'épicerie brun! Lorsque la bande de drogués décide de s'en prendre au Bagman, ils croient pouvoir s'en débarrasser sans misère. Quelle erreur!! Dans ce que je ne peux que définir comme une orgie de gore, Bagman leur fait goûter à sa propre médecine.
Ce court métrage d'une vingtaine de minutes a été réalisé avec 2000$ par trois jeunes québécois. Normalement, horreur-web.com ne critique pas les courts métrages, mais Bagman, Profession: Meurtrier mérite qu'on fasse exception à la règle. Je dois avouer que j'étais très réticent à l'idée de regarder ce film. L'idée d'un film ultra-gore fait au Québec ne m'emballait pas du tout. Heureusement, un de mes amis me l'a imposé et je suis tombé sous le charme. Bagman m'a fait penser à ce à quoi ressemblerait le carnage de Jason Voorhees s'il était mis en scène par Peter Jackson (Bad Taste, Dead Alive). Jonathan Prévost, François Simard et Anouk Whissell ne possèdent peut-être pas le talent de Jackson (il n'y a pas beaucoup de cinéastes qui peuvent se vanter de le posséder), mais, tout comme le populaire réalisateur néo-zélandais, ils sont très généreux dans le département du gore.
Bagman est une des comédies d'horreur les plus hilarantes que j'ai vues. Ça commence lentement avec une tête coupée en deux, puis, à mesure que le film progresse, le gore devient de plus en plus explicite. Au menu, on a droit à des membres arrachés, des couteaux plantés dans les plaies, un gars qui transperce l'abdomen de son ami avec sa tête, des haches plantées dans le postérieur d'un personnage et un démembrement à l'aide d'un parapluie!! Inutile de dire que ça "jute" pas à peu près! D'ailleurs, je n'ai pas de difficulté à m'imaginer où est allée la majorité de l'argent du budget. Il ne faut pas se le cacher, les effets gores du film ne sont pas toujours très réalistes. Par contre, même si les têtes arrachées ont l'air fausses, les cinéastes nous balancent tellement de sang au visage (métaphoriquement parlant) qu'on ne porte pas attention au reste. J'ai aussi beaucoup aimé les dialogues du film, surtout au début du film. Je suis peut-être trop imprégné de cet univers, mais j'avais l'impression d'entendre une version mal doublée de Friday The 13th Part 2! En fait, le seul défaut que je peux trouver au film est pas mal contradictoire. Je le trouve pas assez long, mais en même temps, s'il avait été plus long il aurait définitivement perdu de son impact.
Je ne suis pas quelqu'un qui a la fibre patriotique très développée. Je ne vous dirai donc pas d'écouter Bagman parce qu'il a été réalisé par des Québécois. Ce que je vous dis par contre, c'est d'écouter ce film car il est jouissif en tabarnak! Pour plus d'informations sur cet énergumène du cinéma québécois, visitez le site officiel.