BATTLE: LOS ANGELES
2011
RÉALISATION: Jonathan Liebesman
SCÉNARIO: Christopher Bertolini
AVEC: Aaron Eckhart, Ramon Rodriguez, Bridget Moynahan, Michele Rodriguez et Ne-Yo
Je me souviens d’un temps où les films d’extra-terrestres présentaient des petits bonhommes tout sympathiques et adorables tels que E.T, Mac and Me ou la série Alf. Maintenant, il y a une vague déferlante d’extra-terrestre n’ayant rien à foutre de la paix intergalactique. Ils sont ici pour nous sacrer une volée ! Heureusement que, dans chaque cas, nous avons le savoir-faire américain pour anéantir une race imbattable par toutes les autres civilisations de l’univers !
Un beau matin, à Los Angeles, le sergent Michael Nantz et ses soldats se préparent pour un entrainement. Mais une pluie de météorite qui devait s’avérer inoffensive monopolise tout à coup la totalité des Marines de la région, les astéroïdes s’avérant être des vaisseaux extra-terrestres. Ces derniers ne sont définitivement pas venus pour se faire de nouveaux chums alors qu’ils détruisent tout sur leur passage. Le sergent Michael Nantz et son équipe devront donc prendre part à la plus grande bataille que la Terre ait connue.
Tout d’abord, je tiens à dire quelque chose aux réalisateurs. Ce n’est plus nécessaire de mettre, dès le début du film, une scène future démontrant les horreurs dont nous serons témoins plus tard. Aujourd’hui, avec l’avènement de l’internet, il est extrêmement facile de trouver des photos, articles ou bandes-annonces décrivant le film. Même au cinéma, il y a maintenant au moins cinq ou six bandes-annonces avant le film. Donc, si tu vas au cinéma voir un long métrage, c’est fort probablement parce qu’on sait ce qu’on va aller voir. La technique de mettre ce genre de scène au début est obsolète et ne fait que nuire au rythme du film.
Heureusement, le scénariste Christopher Bertolini ne fait pas l’autre erreur commune à ce genre de film, c'est-à-dire de prendre trop de temps au début pour présenter les personnages. Ici, après peut-être un gros cinq minutes, l’action commence. On découvre la base des personnages rapidement et encore là, le plus gros est expliqué au fur et à mesure du film. Après tout, si on va voir ce film, c’est qu’on veut avoir le maximum d’action dans notre face. Si on avait voulu aller voir un drame, on aurait écouté notre blonde et allé voir la dernière merde de Xavier Dolan.
Et parlant d’action, le réalisateur Jonathan Liebesman nous en offre pour notre argent. Plus des trois quarts du film sont des scènes de mitraillages et d’explosions de toutes sortes. C’est la définition même de l’expression « un feu roulant d’action ». Il y a cependant quelque temps mort dans le film. Ces temps sont nécessaires pour nous permettre de reprendre notre souffle. Malheureusement, ces scènes sont les plus faibles du film. C’est là qu’on va faire l’exposition des personnages et des drames qui les habitent.
Mais surtout, c’est le temps de jouer à notre jeu à boire favoris ! Car, voyez-vous, lorsque nos soldats ne sont pas occupés à massacrer des extra-terrestres, le film se transforme en pamphlet pour recruter de nouveaux soldats. Notre personnage principal se met alors à parler de la fierté d’être un Marine et de toutes les responsabilités importantes qui viennent avec la job. Aaron Eckhart dit le mot « marine » assez souvent que ça justifie le jeu à boire. Un shooter chaque fois qu’il dit le mot magique et vous risquez d’être paquetée à la fin du film.
Pour pallier à tout ça, le film offre tout de même quelques scènes bien juteuses, spécialement une scène d’étude anatomique des extra-terrestres. Les soldats réussissent à capturer un ennemi vivant et le sergent, ont l’aide d’une vétérinaire rencontrée plus tôt, étudieront le spécimen…sans mettre de gants blancs. Nos deux héros commenceront à dépecer l’extra-terrestre encore vivant en lui plantant un couteau un peu partout dans ses organes internes tout en tentant de déplacer les autres organes jusqu'à découvrir un point sensible. Bien que les extra-terrestres soient les ennemis, il est difficile de ne pas avoir de pitié pour ce dernier à le voir se faire maltraiter ainsi. La scène est assez douloureuse à regarder.
Cependant, ces êtres venus d’une galaxie lointaine ne sont pas aussi visuellement intéressants que d’autres qu’on a déjà vu ailleurs. Bien que le film soit bien plus mauvais, les extra-terrestres proposés dans Skyline sont bien plus intéressants et développés. Ici, on dirait une version plus sobre de ceux de District 9.
Battle : Los Angeles ne révolutionnera aucunement le genre. Mais vous avez envie d’aller voir un bon petit film pop-corn ? C’est le film qu’il vous faut.



• Mission: Los Angeles (Version française/Québec)


• Skyline (2010)
• Independence Day (1996)
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