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THE BEAST MUST DIE1974
RÉALISATION: Paul Annett Si aujourd'hui les gammicks commerciales ont presque disparu, c'était tout autrement dans un passé pas si lointain. Le populaire producteur William Castle a déjà équipé les salles de cinéma avec des sièges qui donnaient des chocs aux spectateurs durant les moments intenses de The Tingler. Ce même Castle faisait aussi sortir un squelette du plafond lors de The House On Haunted Hill. En 1982, les spectateurs qui se rendaient voir Basket Case se voyaient remettre un sac à vomi! The Beast Must Die, produit par le défunt studio Amicus, contient aussi une gammick, moins excentrique, mais tout aussi originale. Ce premier film de Paul Annett raconte l'histoire d'un chasseur excentrique, Tom Newcliffe, qui est prêt à tout pour capturer l'unique animal manquant à sa collection: le loup-garou!! Le chasseur en question invite un groupe de personnes à passer un séjour dans sa demeure. Chaque invité a déjà été lié à une histoire de meurtre sordide et Newcliffe est persuadé que l'un d'entre eux est un loup-garou. La raison pourquoi Newcliffe croit cela n'est jamais expliquée, mais à la fin, il s'avère qu'il avait raison! Puisque le séjour se déroule durant la pleine lune, ce n'est qu'une question de temps avant qu'il ne mette la main sur la bête mythique. À mesure que les jours avancent, les victimes s'empilent. Tom Newcliffe devra trouver l'identité du loup-garou avant d'en être, à son tour, la victime. The Beast Must Die démarre en affirmant qu'il est un film de détective dans lequel NOUS sommes le détective! La différence est qu'il ne faut pas trouver l'identité d'un assassin, mais d'un lychantrope. L'originalité (si on peut appeler ça ainsi!) provient du fait que le film offre aux spectateurs un "Werewolf Break". Cette petite pause de trente secondes survient juste avant le dénouement et permet aux spectateurs de réfléchir et d'échanger leurs théories sur l'identité du loup-garou. C'est un peu ridicule, mais si on se prête au jeu, c'est amusant. Malgré ce 30 secondes de réflexion, je dois m'avouer vaincu, car je n'ai pas découvert l'identité de la bête! Incorporant habilement un loup-garou dans une histoire à la Agatha Christie, The Beast Must Die est un film original, qui, malgré le ridicule de son scénario, se prend au sérieux. Inspiré du livre There Shall Be No Darkness de James Blish, le scénario offre une certaine profondeur et un soucis du détail. Le scénariste s'amuse à incorporer des soupçons pas très subtils sur chaque personnage. L'un d'entre eux à les mains plus poilues que la moyenne, tandis qu'un autre en connait un peu trop sur la lychantropie. De plus, la passion du chasseur Tom Newcliffe est poussée à l'extrême et offre plusieurs bonne scènes. Newcliffe a muni sa demeure et la forêt qui l'entoure d'un système de surveillance ultra-sophistiqué (pour 1974). Ainsi, il est à l'affût, tout comme le spectateur, des moindres faits et gestes de ses invités. La table est donc mise pour que nous, les spectateurs, puissions mettre nos talents de détectives à l'oeuvre.
Malgré tout le plaisir qu'il procure, le film n'est pas sans faille. Son mince budget restreint le réalisateur quant à ses choix artistiques. Dark Sky Films s'est donné comme mission de sortir des boules à mites certains films du studio britannique Amicus. The Beast Must Die est le premier film, avec And Now The Screaming Start et Asylum à sortir sur leur nouvelle éiquette Amicus Collection. Le DVD contient une piste de commentaires avec le réalisateur qui a plusieurs anecdotes savoureuses sur Peter Cushing. Un documentaire de 12 minutes est aussi inclus, tout comme une galerie de photos, des biographies et la bande-annonce. Le film est disponible seul ou dans le coffret Amicus Collection qui comprend aussi And Now The Screaming Starts et Asylum. À défaut de réinventer le film de loup-garou, The Beast Must Die offre une alternative différente à un genre qui en a grandement besoin.
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