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THE BLACK CAT2007
RÉALISATION: Stuart Gordon Pour son épisode de la seconde série des Masters of Horror, Stuart Gordon (Re-Animator, From Beyond, Dagon) a choisi de délaisser les adaptations des écrits de H.P. Lovecraft pour, cette fois-ci, adapter librement du Edgar Allan Poe. L’histoire raconte la vie d’Edgar Allan Poe lui-même. Ce dernier vit pauvrement avec sa femme Virginia et ses seul moyens de revenu sont ses écrits, qui ne se vendent pas si bien que ça. En plus, plusieurs malheurs le frappent et il commence peu à peu à perdre tout ce qu’il possède. Poe commence alors à soupçonner son chat d’être responsables de ses malheurs… Les adaptations du roman The Black Cat de Poe font légions. On n’a qu’à penser au film The Black Cat de Edgar G. Ulmer avec Bela Lugosi et Boris Karloff, à l’adaptation de Lucio Fulci ou encore le segment de Two Evil Eyes réalisé par Dario Argento, pour ne nommer que ceux-là!! Je n’ai pas vu toutes les versions existantes, donc je ne peux dire si celle-ci apporte quelque chose de nouveau. Par contre, je peux dire que Gordon a fait un excellent travail au niveau de la réalisation. La photographie est grise et décolorée et, bien qu’elle paraisse fade à première vue, elle est en fait très riche. En fait, ceci ne sert qu’à délimiter l’ambiance du film, en plus de renforcer l’impact des scènes gores. Sur ce point, The Black Cat fait un peu penser à Tenebre, de Dario Argento. Parlant de scènes gores, bien que le film n’en regorge pas (ce n’est pas vraiment le but de celui-ci), celles que l’on voit valent largement le détour, particulièrement la ‘‘toux sanglante’’. Les attaques du chat se doivent également d’être vus. Le scénario, réécrit par Gordon et son vieil associé Dennis Paoli, est très bien construit. On suit très bien le chemin de Poe, qui sombre de plus en plus dans la folie. Les scénaristes nous font aussi bien ressentir la misère du personnage. Dans le rôle principal, Jeffrey Combs (Re-Animator, The Frightners) est méconnaissable. Stuart Gordon a souvent été reconnu pour ajouter à ses récits une touche de burlesque sans pour autant sombrer dans le ridicule. Bien que le personnage de Combs passe une bonne partie du récit complètement ivre et que cela donne droit à quelques situations comiques, le tout ne tombe jamais dans la comédie grossière. Malgré un rythme un peu lent, The Black Cat n’est jamais ennuyant. Cependant, l’idée du chat tueur n’est pas suffisamment développée. Les raisons pour lesquelles ce dernier tue et le pourquoi de son immortalité demeurent inexpliqués. De plus, même si l’ambiance est bien réussie, il manque un petit quelque chose. Par exemple, Gordon aurait eu avantage à utiliser plus de musique. En plus de ça, la finale est beaucoup trop facile, pour ne pas dire carrément chiante! Dans l'ensemble, The Black Cat demeure un épisode très réussis. Cependant, comme beaucoup d'autres, il souffre du format téléfilm. À voir pour les fans de Gordon ou de Poe. Le film est distribué par Anchor Bay.
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