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BLACK DEMONS
1991
RÉALISATION: Umberto Lenzi
SCÉNARIO: Umberto Lenzi, Olga Pehar
AVEC: Keith Van Hoven, Joe Balogh, Sonia Curtis, Philip Murray, Maria Alves
Lorsque Demons de Lamberto Bava fit son apparition sur les écrans, l’engouement causé par cette oeuvre fut tellement grandiose qu’une tonne de fausses suites furent produites, afin de profiter de la popularité du film. Ce phénomène n’est pas sans rappeler ce qui se produisit avec Dawn Of The Dead de George Romero (rebaptisé Zombi en Europe), qui eut droit à plusieurs fausses suites n’ayant aucun rapport les unes aux autres. Outre Demons 2, qui est la seule vraie suite de Demons, on eut également droit à Demons III : The Ogre également de Bava et The Church de Michele Soavi, pour ne nommer que ceux-ci. Bien que Black Demons (Demoni 3 en italien) soit souvent considéré comme une véritable suite, ce film de Umberto Lenzi (Cannibal Ferox, Man From Deep River) n’a que le titre comme lien avec les deux premiers volets.
Dick voyage à travers le Brésil, accompagné de sa soeur Jessica et son petit ami Kevin. Après avoir assisté à une messe vaudou, Dick devient bizarre et plusieurs phénomènes étranges se produisent sans qu’il ne puisse les expliquer. Peu de temps après, alors que les trois voyageurs se promènent en jeep à travers la forêt, leur véhicule tombe en panne. Arrivent alors deux autres Américains, un jeune couple, qui les hébergent dans leur résidence. La nuit venue, Dick se réveille et se rend dans un vieux cimetières près de la maison et, grâce à un médaillon qui lui a été donné et à un enregistrement sonore de la messe vaudou, il parvient à ressusciter six zombies. Ces six morts-vivants sont en fait des anciens esclaves noirs venus se venger et ne repartiront qu’après avoir assassiné six blancs!
Si vous avez apprécié Demons, tant mieux! Par contre, comme je l’ai expliqué dans mon introduction, Black Demons n’a pas grand chose à voir avec ce dernier et ceux qui s’attendent à voir des démons débarquer à l’improviste dans un cinéma ou un bloc appartement pourraient être fort déçus. Se rapprochant plutôt d’un Zombie de Lucio Fulci, le film de Lenzi traite de vaudou et les démons promis par le titre du sont en fait des zombies. Il ne faut néanmoins pas prendre cela comme un défaut, puisque Black Demons est un film très sympathique et bien divertissant.
D’abord, la manière dont est traité le phénomène du vaudou et la résurrection sont très intéressantes. Nous assistons à une messe vaudou, puis quelques expériences occultes, sans pour autant qu’il n’y ait de sur-utilisation ou d’exagération, ce qui rend le tout très intriguant. De plus, Lenzi nous offre un visuel très léché, digne des meilleurs réalisateurs italiens. La mise en scène n’a pas grand chose à se reprocher non plus, chaque angle de vue et coupe au montage paraissant calculées et parfaitement adéquates. La musique de Franco Michelizzi (The Cynic, The Bat, The Fist & The Last Hunter), sans égaler une composition de Fabio Frizzi (Zombie) ou Claudio Simonetti (Demons), accomplit bien son mandat, bien que le nombre de partitions semble plutôt restreint.
Du côté du maquillage aussi, Black Demons est une réussite. Avec leur aspect crade et leur démarche macabre, les zombies semblent tout droit sortis d’un film de Lucio Fulci (Zombie, The Beyond, City Of The Living Dead). Les effets gores, sans être abondants, sont aussi bien réussis et Lenzi se permet même de répéter deux fois un hommage à Fulci! Les acteurs ne sont pas tous excellents, mais les personnages principaux sont interprétés par des gens qui semblent bien connaître leur métier. Dans les rôles principaux, nous retrouvons deux habitués du genre, soit Kevin Van Hoven (The Man Who Didn’t Want To Die, The House Of Clocks) et Joe Balogh (Hitcher In The Dark). Mais même les acteurs moins talentueux ne devraient pas réellement poser problème pour un habitué de ce genre de production. Finalement, le rythme n’est pas trop mal ; rapide vers le début et plus lent une fois les zombies apparus, ce qui ne fait qu’augmenter la tension du film.
D’un autre côté, Black Demons ne parvient pas à éviter certains clichés et stéréotypes. Cela donne du charme à l’oeuvre, mais rend le film trop léger pour l’empêcher, au bout du compte, de bien se distinguer de la masse. En résulte donc un film... sympathique et bien divertissant! Sorti en 1991, alors que le cinéma gore italien était en voie d’extinction, le film d’Umberto Lenzi permet tout de même de garder une dernière impression respectable.



• Demoni 3 (titre original/Italie)


• Demons (1985)
• Demons 2 (1986)


• Zombie (1979)
• Candyman (1992)
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