BLACK DEVIL DOLL

2007

RÉALISATION: Jonathan Lewis
SCÉNARIO: Shawn Lewis et Mitch Mayes
AVEC: The Back Devil Doll, Heather Murphy, Natasha Talonz, Precious Cox et Martin Boone

“This movie was rated R by an all white committee”. C’est sur ces belles paroles et une petite animation comique que s’ouvre Black Devil Doll, un parfait indicateur de ce qui est à venir!

Après avoir été exécuté pour le meurtre de quinze jeunes femmes blanches, un homme revient à la vie dans une poupée de ventriloque grâce à la jeune, naïve et bien pourvue Heather. Nos deux protagonistes vivront une relation amoureuse des plus parfaites, jusqu’au jour où la poupée en a assez de se taper la même gonzesse. Il persuadera Heather d’inviter ses amies les plus débridées afin qu’une partouze, et un massacre s’ensuivent.

Si Black Devil Doll était une chose, ça serait un gros party cochon où l’alcool et la coke coulent à flot. Pastiche des films blaxploitation des années 70, Black Devil Doll est grossier, violent, sexiste, raciste, vulgaire, dénigre les femmes et les rappeurs blancs, manque de classe... tout ça, pour notre plus grand plaisir.

Il ne faut pas se tromper, Black Devil Doll se roule dans la facilité et les blagues grasses. Ceux qui ne peuvent tolérer ce genre d’humour bas de gamme feraient bien de s’en tenir loin. Pour ceux qui affectionnent ce style, c’est un film extrêmement drôle et divertissant. Tout dans ce film est fait pour amuser le public. On nous sert des scènes de nudité explicites et gratuites, de la vulgarité et des dialogues savoureux tels : « I like my white meat deep fried » après avoir fait griller une femme et « My balls look good on your chin ». Mais le tout est enveloppé d’une bonne dose d’humour, ce qui empêche le spectateur de prendre tout au sérieux ou de transformer le film en une espèce de Bleu Nuit bas de gamme. Par exemple, dès le début, on a droit à un montage de scènes romantiques entre Heather et la poupée. Des scènes comme nos deux héros en train de pique-niquer, baiser, faire un manège, fourrer, l’ex d’Heather qui lève son ghetto blaster à la Say Anything, et nos deux tourtereaux en train de performer un 69.

Mon paragraphe précédent résume absolument tout ce qui trouve dans le scénario. Oubliez les personnages adroitement construits, une histoire et des péripéties qui se suivent ou simplement une logique quelconque. Black Devil Doll n’est pas un film comme les autres et ne doit pas être jugé comme tel.

Encore là, il faut réussir à mettre notre jugement de côté pour le reste du film. Bien que la réalisation soit parfaite pour ce genre de projet, il n’en reste pas moins qu'elle n’a de génie que dans ce genre de contexte, même si je n’avais pas de mal à faire confiance en Jonathan Lewis pour un autre long métrage. Son talent est là, mais il est trop brut, pas assez ciselé. Mais bon, pour réaliser des scènes où des filles lavent un char de façon super cochonne ou pour faire un montage romantique rigolo, bravo!

Malheureusement, alors que le tout est très fort dès le début, vers le milieu du film (qui ne dure que 75 minutes!) le tout commence à s’essouffler et ne parvient pas à nous faire revivre le sentiment d’allégresse du début. Oh, vers la fin, le manège remonte quelque peu, mais jamais à la même intensité qu’au commencement. La faute n’est pas à personne en particulier, c’est seulement que c’est le genre de film qui amuse vite, mais qui brule la chandelle par les deux bouts. Mangez un paquet de guimauve en cinq minutes et on est vite écœuré. Mais si on l’étire durant tout le week-end, on en a pour notre argent.

Mes belles paroles écrites plus haut peuvent difficilement rendre justice à Black Devil Doll. Ce film est un phénomène en soit que n’importe quel collectionneur doit posséder dans sa collection, si ce n’est que pour voir les plus gros et plus beaux seins naturels que j’ai vus de ma vie.

  • Dominic Paulhus

  • • Blacula (1972)
    One-Eyed Monster (2008)

     

     
     


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