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THE BLOOD SHED2007
RÉALISATION: Alan Rowe Kelly Alan Rowe Kelly en est à sa deuxième réalisation. En 2003, il a gagné les prix comme meilleur réalisateur, meilleur scénariste et meilleur film indépendant par le magazine Next Tuesday. Drag Queen ou travesti, Kelly jouera dans plusieurs films, mais seulement des rôles de femmes. Il jouera d’ailleurs un des personnages principaux dans The Blood Shed, Beefteena Bullion, pour lequel il prendra 50 livres. Je voulais me forcer pour bien résumer le film, mais à quoi ça sert...Les tribulations d’une famille de mongoles! Voilà! The Blood Shed est malheureusement construit sur une croyance erronée : le succès de ce genre de film ne repose pas entièrement sur le degré de folie des personnages. À cause des films à succès tel qu’American Psycho, Texas Chainsaw Massacre ou Silence of the Lambs, plusieurs cinéastes et scénaristes croient, à tort, qu’il ne suffit que d’inclure des cannibales fous pour faire un excellent film. Ils ne réalisent pas que leurs personnages doivent, non seulement avoir un degré de crédibilité, mais ne doivent pas non plus être des caricatures. Un homme déguisé en femme qui croit n’avoir que 12 ans et qui se promène avec un écureuil mort au bout d’une corde est loin d’équivaloir un Hannibal Lecter! La surexposition de ce genre de personnages et d'une folie exagérée ne fait qu’exaspérer et prouver que le scénariste n’a aucune originalité. Malheureusement, voilà sur quoi se base le scénario de The Blood Shed. On ne fait que suivre les aventures d’une famille de cannibales consanguins. À travers le film, on les vois tuer des gens, participer à des concours de beauté ou assister à une fête d’anniversaire démente. Tout cela n’est évidemment que des prétextes pour voir la famille Bullion faire des conneries et torturer des gens. En gros, on peut s’apercevoir qu’Alan Rowe Kelly semble avoir calqué son film et ses personnages en entier sur la scène du souper dans The Texas Chain Saw Massacre. Je veux dire qu’il a tout simplement voulu recréer la folie incroyable de cette scène durant tout son film. Kelly se fiait vraiment à la qualité de ses personnages et à l’interprétation de ses acteurs pour son film. Avec le résultat que cela a donné, on voit qu’il s’est fourvoyé royalement. Car il faut comprendre que le film n’a aucun fil conducteur ni histoire. Ce n’est vraiment qu’une suite d’événements farfelus. De plus, il ne s’est pas vraiment forcé pour l’horreur de son film. Il n’y a qu’à deux reprises environ où les scènes d’horreur nous font un petit quelque chose : lorsque les deux frères Bullion déchirent un petit garçon en tirant chacun sur leur bout et lorsqu’un d’entre eux écrase une couille à un policier. Ces moments n’arrivent qu’à nous effrayer un peu seulement par l’horreur de la scène et non par la qualité de la réalisation. Les effets spéciaux utilisés ne sont pas plus fantastiques. La seule chose qui m’a permis de passer à travers le film, mis à part ma grosse bière, est Mike Lane. Je ne sais pas si c’est parce qu’il est particulièrement brillant dans son jeu ou si les autres acteurs sont minables, mais juste par sa présence, je me mettais à rire. Non pas de lui, mais grâce à lui. Il réussit à amener un humour juste et hilarant par son personnage. Sauvé seulement par Mike Lane, The Blood Shed est encore un film indépendant qui n’aurait jamais du voir le jour. Mais ce qui me fascine le plus est que la plupart du temps, ce genre de film rapporte des prix dans des petits festivals. Il me semble que l’on devrait les fermer, ce sont à cause d’eux que des producteurs sans goûts lancent des DVD sur le marché comme ceux-là!
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