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BLOODSUCKING CINEMA
2007
RÉALISATION: Barry Gray
SCÉNARIO: Barry Gray
AVEC: John Carpenter, Len Wiseman, John Landis, Stan Winston et Joel Schumacher
Existe-t-il un sous-genre plus vieux que le film de vampire? Exploré sous tous les angles depuis des décennies, le vampire a toujours été une créature prédominante du cinéma d'horreur. Le réseau américain Starz lui rend hommage avec le documentaire Bloodsucking Cinema distribué sur DVD par Anchor Bay.
Le documentaire de 57 minutes dresse un portrait plutôt décousu du sous-genre, du Nosferatu de F.W. Morneau en passant par les belles années du studio Hammer jusqu'aux récents Van Helsing et Underworld. Il n'y a rien dans Bloodsucking Cinema que l'amateur moyen ne sait pas déjà et aucune recommandation cinématographique qui ressort du visionnement, mais la panoplie d'artistes invités vaut le détour. John Carpenter, John Landis, Len Wiseman, Cheech Marin, Greg Nicotero, Uwe Boll, Leonard Maltin et Harry Knowles ne sont que quelques unes des personnalités interviewées. Le débit rapide du documentaire ainsi que l'avalanche de références cinématographiques de toutes sortes font de Bloodsucking Cinema un divertissement assuré, mais ce sont les opportunités manquées qui retiennent surtout l'attention.
Le film se veut un historique condensé du film de vampire, mais sa narration part dans tous les sens sans jamais prendre le temps d'approfondir son contenu. On passe de l'émergence du cinéma expressionniste allemand au style très gore de From Dusk Till Dawn pour revenir ensuite à l'épopée Hammer, suivi de la scène de baise de Innocent Blood pour ensuite discuter de l'impact de The Lost Boys. On parle de tout, on parle de n'importe quoi et même si c'est très intéressant, ça ne dépasse jamais le statut de ramassis d'anecdotes quelconques.
Le choix des films sur lesquels le documentaire focus est aussi douteux. Si Nosferatu, Dracula, The Lost Boys, Interview With The Vampire et Horror Of Dracula méritent leur temps d'antenne, ce n'est certainement pas le cas de Vampires, Van Helsing, Underworld, Queen Of The Damned et Bloodrayne qui n'ont comme seul mérite d'être des productions récentes aux visuels tape à l'oeil. C'est certain que la présence de certains films a surement été justifiée par la disponibilité de leurs artisans, mais il est impardonnable que la majorité des productions analysé dans Bloodsucking Cinema n'ait aucunement contribuée à l'émergence du genre! Et tant qu'à y être: pourquoi les Dracula Prince Of Darkness, Kiss Of The Vampire, Salem's Lot, Martin, Near Dark, The Hunger et Shadow Of The Vampire (pour ne nommer que ceux-là) ont-il été ignorés?
Il est évident que Bloodsucking Cinema est un film produit hâtivement sans réel envergure artistique. C'est un documentaire produit pour meubler le temps d'antenne du réseau starz et dans les circonstances le résultat aurait pu être bien pire. À défaut d'offrir un portrait instructif d'un des sous-genres les plus importants du genre, Bloodsucking Cinema ressort comme un amuse-gueule de qualité. Intéressant pendant qu'il est consommé, mais rapidement digéré.



• Vampires (1998)
• Dracula (1992)
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