RÉALISATION: Tony Maylam
SCÉNARIO: Peter Lawrence, Harvey Weinstein, Brad Grey et Tony Maylam
AVEC: Brian Matthews, Leah Ayres, Brian Backer, Jason Alexander et Larry Joshua
C'est connu, après les retentissants succès de Halloween et Friday The 13th, les slashers movies sont apparus par centaines. Malgré que certains étaient réussis, rares sont ceux qui s'approchaient de la qualité des premiers. À mon avis, The Burning est celui qui s'en approche le plus.
La trame de départ du film n'est pas très originale, mais elle compense en efficacité. Dans un camp de vacances, cinq jeunes planifient un mauvais coup à faire au concierge qu'ils détestent. Le coup vire mal et la pauvre victime se retrouve brûlée au troisième degré. Cinq ans plus tard, le "brûlé" sort de l'hôpital, après avoir subi plusieurs traitements. Sa destination est évidente: il retourne au camp pour assouvir sa vengeance.
The Burning est un bon slasher à l'ancienne. Avec une naïveté commune à l'époque, le film nous présente une bande d'adolescents en chaleur, passant le temps dans un camp d'été. Lorsque la plupart de ceux-ci partent en expédition de canoë, c'est là que les choses se gâtent. Armé de grosses cisailles, le tueur se pointe pour décapiter tous ceux qui se trouvent sur son chemin. Très violent, le film a gagné sa popularité grâce aux effets sanglants de Tom Savini (Dawn Of The Dead, Friday The 13th, The Prowler), qui sont franchement réussis. La fameuse scène du radeau est un classique en son genre. Le film prend du temps à démarrer (le premier vrai meurtre survient après 50 minutes), mais le charisme des jeunes acteurs m'a tenu accroché. La distribution comprend en autre Jason Alexander, qui allait devenir populaire dans Seinfeld et Holly Hunter. Fait rare pour un slasher, la vedette n'est pas une fille. Du côté des points faibles, un peu plus de suspense aurait été apprécié, tout comme de la musique moins kitch.
Classique de son temps, The Burning est un film à voir pour tous les fans de slashers.