BURNING BRIGHT

2010

RÉALISATION:Carlos Brooks
SCÉNARIO: Christine Coyle Johnson et Julie Prendville-Roux
AVEC: Briana Evigan, Garrett Dillahunt, Charlie Tahan et Meat Loaf

Devant les portes du Paradis, gardées par St-Pierre, se trouvent Albert Einstein, Thomas Edison, Christine Coyle Johnson et Julie Prendville-Roux. St-Pierre leur explique qu’il n’y a de la place que pour deux d’entre eux. Ils devront donc dire ce que chacun a fait pour l’humanité et les plus méritants pourront rentrer.

Albert Einstein : J’ai inventé la loi de la relativité!
St-Pierre : Hum hum...
Thomas Edison : J’ai inventé l’électricité!
St-Pierre : Ok.
Christine Coyle Johnson et Julie Prendville-Roux : On a écrit Burning Bright!!

Et c’est ainsi que Christine Coyle Johnson et Julie Prendville-Roux ont pu passer l’éternité auprès de Jesus, couvertes de bijoux et de chippendales.

Prête à partir pour l’université, Kelly laisse son petit frère autiste dans un établissement qui pourra s’occuper de lui. Malheureusement, elle apprend que son compte de banque a été vidé par son beau-père. Celui-ci est en train de transformer le ranch familial en safari peuplé d’animaux exotiques. En plus de composer avec sa belle-fille, il doit fortifier la maison, car un ouragan se prépare dans les environs. Ne sachant plus quoi faire, Kelly décide de passer la nuit à la maison. Lorsqu’elle se réveille le lendemain matin, elle découvre une surprise de taille, il y a un tigre en liberté et toutes les portes et fenêtres de la maison sont barricadées. Ainsi commencera un intense jeu du chat tigre et de la souris.

Juste le synopsis à lui seul vaut un oscar! Quoi de plus brillant/débile qu’une jeune fille prise au piège dans une maison avec un tigre à l’intérieur, un ouragan à l’extérieur et un jeune frère autiste qui lui met des bâtons dans les roues. Dès le départ, on nous présente les personnages et leurs tribulations. Heureusement, on ne perd pas trop de temps là-dessus. Pas parce que ce n’est pas intéressant, mais le scénario ne se perd pas en explications et en drame à l’eau de rose. C’est juste assez pour s’attacher au personnage afin de comprendre ce qu’ils vivent et la raison de certaines des actions qu’ils entreprendront.

Dès que les morceaux sont mis en place et que l’action commence, Burning Bright s’élève à un tout autre niveau. Dès lors, le film se transforme en un survival/slasher presque muet. L’action est alors complètement concentrée sur ce qui se passe, laissant les dialogues de côté, mis à part des « Viens ici » et « Touche-moi pas ». Carlos Brooks nous sert une réalisation extrêmement solide. Plusieurs scènes sont carrément enlevantes, nous laissant sans cesse sur le bout de notre siège. Lors d’une scène, Kelly est prise au piège dans la salle de lavage. Alors que le tigre tente de défoncer la porte, elle grimpe dans la chute à linge et s’y maintient tant bien que mal. La caméra prend alors une succession de plans de ses jambes qui branlent sous la tension, ses mains qui glissent, son visage en sueur et une vue d’en bas vers le tigre qui se promène. J’étais sur mon divan et j’étais aussi stressé qu'elle! C’est toujours un excellent signe lorsqu’on réussit à nous faire entrer dans un film à ce point là.

Et le film n’arrête pas une minute, Kelly voulant désespérément de sauver son frère en tentant de combattre le tigre de toutes les manières possibles. Et ce, même si son petit frère est un obstacle de plus. En plus du tigre et de l’orage, elle doit composer avec l’autisme de son frère, qui le transforme souvent en une petite merde. Alors qu’elle essaie, en silence, de mettre des anti-dépresseurs dans des boules de viandes hachées, son petit frère crie à tue-tête qu’il est l’heure de déjeuner et qu’il a faim. Personnellement, je trouve géniale l’idée d’utiliser l’autisme comme un élément négatif en plus, surtout que c’est un élément dont elle ne peut pas se débarrasser. Cela aide à garder constamment un élément d’intensité, pouvant alterner entre le tigre, l’autisme et la maison barricadée.

Et soulignons aussi le fait qu’il n’y a aucun effet spécial CGI, c’est un vrai putain de tigre qui a été utilisé tout le long du film!

Pour une fille qui a commencé sa carrière seulement par qu’elle sait danser, Briana Evigan (Sorority Row) devient rapidement l’un de mes coups de cœur. Non seulement parce qu’elle est belle à croquer, mais parce qu’elle bénéficie d’une solide présence. Burning Bright vient appuyer son talent. Il fallait une excellente actrice pour réussir à porter ce genre de film principalement sur ses épaules et elle reussit à merveille.

Évidemment, le film n’est pas parfait, mais Burning Bright ne souffre que de petits défauts bénins, l’empêchant simplement d’atteindre la perfection. Il y a peut-être une scène que j’aurais enlevée, elle coupe carrément l’action, alors que ça doit faire un bon quarante-cinq minutes que le film n’arrête pas. Surtout qu’en plus, c’est pour rien, car on a déjà compris l’implication de l’élément quelques minutes avant. Il y a aussi quelques plans qui laissent à désirer à cause de certains effets de montage entre les scènes des acteurs et celle du tigre. Mais bon, c’est comme ma blonde fait le soir au lit, c’est se plaindre la bouche pleine!

Je pourrais encore vous parler de bien des aspects et sortir des tonnes de raisons pour vous inciter à voir ce film, mais à quoi bon? Que pourrais-je dire de plus fort que s’est un film à propos d’une fille prise au piège dans une maison avec un tigre, un ouragan et un autiste! Si cela ne vous convainc pas, je ne sais pas ce qui pourrait!

  • Dominic Paulhus

  • • Panic Room (2002)
    Cujo (1983)

     

     
     


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