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THE CANDY SNATCHERS1973
RÉALISATION: Guerdon Trueblood Lorsqu'il a réalisé The Last House On The Left en 1972, Wes Craven a ouvert la porte à une multitude de cinéastes qui ne se sont pas gênés pour reprendre son concept. Ce fut le cas de Guerdon Trueblood (Super le nom de famille !) avec son film d'exploitation The Candy Snatchers. Trois voyous un peu maladroits kidnappent Candy, la fille d'un gérant de bijouterie. Ils enterrent la jeune fille dans une boîte de bois et communiquent avec son père pour qu'il leur donne les bijoux les plus dispendieux de son magasin. Les voyous n'ont pas choisi la bonne proie, puisque le père se fout de sa fille. Il ignore les demandes des kidnappeurs et se rend plutôt chez sa maîtresse. Complètement pris par surprise, les voyous devront s'y prendre autrement pour attirer l'attention du père de Candy. Sur papier, The Candy Snatchers ressemble beaucoup à The Last House On The Left. Une jeune adolescente se fait kidnapper par des criminels qui la maltraite, la viole et lui fait passer un mauvais quart d'heure. Là où le film diffère, c'est dans le ton. Le classique de Wes Craven était brutal et très violent. Pour sa part, The Candy Snatchers mise plus sur l'humour noir. Dès que le film commence, les comparaisons disparaissent. The Candy Snatchers est un film original qui n'a pas peur de mélanger les genres. Alliant à merveille horreur, exploitation, gangster et comédie, le film est totalement imprévisible. Du moment que le père de Candy refuse de collaborer, il est clair que le film ne suivra pas les règles établies par les autres films du genre. Les trois voyous, deux hommes et une femme, sont assez sympathiques et il est difficile de ne pas rire devant leur apparente maladresse. Une fois que les intentions réelles du père de Candy nous sont révélées, je me suis mis à prendre pour les méchants. Plusieurs scènes sont très bien pensées, comme celle où les voyous paient un employer d'hôpital pour qu'il leur apporte l'oreille d'un cadavre. L'oreille sert ensuite à envoyer au père de Candy, pour lui faire accroire que c'est celle de sa fille. Le scénario comporte aussi une sous-histoire dans laquelle un petit garçon sourd essaie de venir en aide à Candy. The Candy Snatchers aurait pu bénéficier de plus de violence, pour rendre les menaces des voyous plus plausibles. Malgré que j'ai bien aimé que le réalisateur ait essayé de faire un film à l'opposé de The Last House On The Left, il aurait du plus s'en inspirer pour rendre son oeuvre plus choquante. Tombé dans l'oubli des cinéphiles, The Candy Snatchers est finalement sorti en DVD, gracieuseté de Subversive Cinema. Les amateurs de The Last House On The Left devraient apprécier The Candy Snatchers et son humour noir féroce.
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