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CANNIBAL FEROX1981
RÉALISATION: Umberto Lenzi Après avoir parti la vague des films de cannibales avec Man From Deep River en 1972, Umberto Lenzi est revenu au genre avec Eaten Alive et Cannibal Ferox. Son but était de surpasser la violence de Cannibal Holocaust, qui avait terrorisé le public en 1980. Si Eaten Alive est un film oubliable, Cannibal Ferox est rapidement devenu un classique au même titre que le film de Ruggero Deodato. Des étudiants universitaires se rendent dans la jungle de Colombie pour faire une thèse sur le cannibalisme humain. Parmi ceux-ci, Gloria Davis est persuadée que le cannibalisme n'est qu'un mythe et elle entend bien profiter du voyage pour prouver son point. Au milieu de la jungle, les étudiants rencontrent deux Américains. Les deux hommes sont des bandits recherchés par les autorités américaines. Selon leurs dires, ils se seraient faits attaquer par une meute d'indigènes cannibales. Perplexe, Gloria découvre plutôt que ce sont les indigènes qui se sont faits maltraiter. Malheureusement, sa découverte survient trop tard, puisque les indigènes veulent à tout prix se venger. Cannibal Ferox débute avec un avertissement disant que c'est un des films les plus violents jamais tournés et qu'il contient deux douzaines de scènes insoutenables. J'ai donc préparé mes gravols et mon sac à vomi, mais hélas, je n'en ai pas eu besoin. En terme de scènes dégoûtantes, Cannibal Ferox se mérite un beau "two thumbs up", mais au niveau de l'intensité, c'est beaucoup moins réussi que Cannibal Holocaust. Par contre, ce n'est pas vraiment juste de comparer ce film avec Cannibal Holocaust puisque, côté intensité, il n'y a pas beaucoup de films qui l'égalent. Dans la grande famille des films de cannibales italiens (Man From Deep River, Mountain Of The Cannibal God, Emmanuelle And The Last Cannibals...), Cannibal Ferox demeure un des plus réussis. Si ce n'est pas nécessairement le film le plus violent de tous les temps, il contient effectivement deux douzaines de scènes très dégueus. Parmi ceux-ci, il est difficile de ne pas réagir lorsqu'un cannibale coupe le pénis d'un gars et le mange. La scène où le même homme (pauvre lui) se fait couper le haut de la tête est pas mal réussie, tout comme celle où une femme est pendue par les seins (il faut le voir pour comprendre). Tout comme c'était le cas avec plusieurs films de cannibales de l'époque, Cannibal Ferox montre des scènes de violence animale. Puisqu'il n'y avait pas de lois protégeant les animaux à l'époque, ces scènes sont vraies et très difficiles à regarder. Je suis absolument contre ce genre de procédure, mais il est difficle de juger le film lorsque le gouvernement de l'époque ne faisait rien pour bannir cette façon de procéder. Plusieurs de ces scènes montrent des animaux se battrent ensemble, ce qui n'est pas si pire, mais il y en a quelques-unes où des humains torturent des animaux. Si vous avez le coeur sensible, je vous conseille de ne pas écouter ce film. Personnellement, je suis fait assez fort, mais ce genre de violence me donne mal au coeur. D'ailleurs, le film se serait mérité une note plus élevée, n'eût été de cet inconvénient. La strucuture narrative du film ressemble énormément à celle de Cannibal Holocaust, mais c'est normal puisque Umberto Lenzi n'a jamais caché qu'il voulait profiter de la popularité de ce dernier. Les ressemblances vont même jusque dans la morale du film qui est identique, mais traitée de façon un peu moins subtile. Tout comme Cannibal Holocaust, le film de Lenzi, transporte souvent son action vers la ville de New York où l'on suit les aventure d'un policier à la recherche des bandits. Ces scènes sont inutiles puisqu'ils ralentissent l'action qui se déroule en Colombie. Plusieurs lecteurs m'ont écrit pour me dire qu'ils avaient un peu peur de regarder Cannibal Holocaust. Cannibal Ferox m'a semblé comme un genre de test. Si vous êtes capable de passer au travers de celui-ci, vous êtes définitivement mûr pour Cannibal Holocaust.
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