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CAPTIVITY2007
RÉALISATION: Roland Joffe Avant même sa sortie au cinéma, Captivity a semé une controverse. La campagne de publicité officielle contenait un poster divisé en quatre. Chaque partie de l’affiche contenait un mot et une image d’Elisha Cuthbert en train de souffrir. Cette affiche a tellement créée un émoi à Los Angeles que le distributeur a du les enlever, surtout qu’une d’entre elle se trouvait à proximité d’une école primaire! Jennifer est un jeune mannequin célèbre. Mais, lorsque durant un souper bénéfice, elle se fait droguer, sa vie changera du tout au tout. Elle se réveillera alors dans une cage qui est décorée avec ses propres meubles et vêtements. Un maniaque l'a kidnappé et s’amuse à lui faire subir des épreuves. C’est lorsqu’elle découvrira l’existence de Gary, son chauffeur qui a aussi été kidnappé, qu’elle fera tout pour se sauver avec son aide. Après avoir réalisé des drames nominés aux Oscars tels que Killing Fields et The Mission, Roland Joffe décide de s’attaquer au genre de l’horreur pour la première fois avec Captivity. Étonnament, il réussi assez bien le coup pour ce qui est des frissons. Avec une réalisation serré et remplie de « close-up », Joffe réussi à rendre ses scènes d’horreur encore plus effrayantes. Avec cette technique, on sent vraiment, non seulement, l’effet de claustrophobie et de confinement de Jennifer, mais les scènes de gore sont aussi plus stressantes. D’ailleurs, le premier tiers du film en est remplie. Dès la première scène, on nous montre une victime en train de se faire vider de son sang et se faire briser les membres à grands coups de marteau. Et cela n’arrête pas jusqu'à ce que Jennifer rencontre Gary. Le problème, c’est que le gore est assez présent, mais pas nécessaire. Les moments de violence sont tellement condensés que cela dilue leurs impacts. On dirait que l’équipe derrière Captivity a trop voulu choquer l’audience, mais au détriment du film. Le plus drôle, c’est que la plupart des scènes ont été refaites à la dernière minute, car le film n’était pas considéré assez horrifique par les producteurs! Comme mentionné plus haut, dès que Jennifer rencontre Gary, les scènes gores descendent en flèche. Malheureusement, notre intérêt aussi. L’horreur, jusque là divertissante, fait alors place au drame du long métrage. C’est alors que les dialogues commencent vraiment dans le film et ils sont loin d’être excellents. Les discussions entre les deux protagonistes sont non seulement « fake », mais complètements débiles. Peut-on réellement croire que dans ces conditions, deux personnes peuvent tomber en amour et baiser? De plus, il n’y a aucune chimie entre Elisha Cuthbert et Daniel Gillies, ce qui rend leurs scènes encore moins crédibles. Ainsi, alors que dans cette partie du film, le suspense aurait du être à plein gaz parce que l’horreur et le gore ont été diminués, il n’en est rien! Le récit devient alors une minable suite de scènes de fuite, de discussions et de séduction. Mais le pire est le dernier tier. On découvre alors la vérité à propos de l’enlèvement de Jennifer et on apprend qui est derrière. Le film perd alors toute crédibilité et tombe dans l’ennui total. Évidemment, durant cet acte, l’héroïne devra se battre contre le kidnappeur, mais le scénario lui fait faire les pires stupidités possible. Alors que je croyais que le comble de l’idiotie était que l’héroïne se cache dans le garde-robe, Captivity nous démontre que non, c’est plutôt d’aller se cacher dans la cage dans laquelle on a été enfermé depuis 3 jours. De plus, la raison de faire du kidnappeur n’a tout simplement pas de sens. Et à cela est rajouté de merveilleux flash-backs à propos de son enfance et du pourquoi il est ainsi aujourd’hui. Larry Cohen et Joseph Tura auraient voulu être moins original dans leur scénario que cela aurait été impossible. Alors que souvent, les dernières secondes peuvent sauver quelque peu ce genre de troisième acte, ici ce n’est pas le cas. C’est alors que l’on réalise que le film a été fait sans finesse et qu’il a emprunté la plupart des ses idées parmi les succès des dernières années tels que Saw, Hostel et compagnie. Tout cela laisse un goût très amer dans la bouche. Je déteste passer par ce genre d’émotion en écoutant un film. Au début je suis excité, je pense avoir trouvé un nouveau bon petit film. Ensuite je commence à me dire que j’aurais peut-être du m’acheter du pop-corn, cela m’aurait fait quelque chose d’excitant à faire. Finalement, je sors du cinéma frustré d’avoir pu penser au départ que c’était un rayon de soleil parmi la tempête de mauvais films d’horreur. Lorsque c’est rendu que c’est la campagne publicitaire du film et non ce dernier qui retient l’attention… Captivity est distribué sur DVD par Maple. Le film est disponible en version théatrale dans sa version anglaise et français ou en version "unrated" sans doublage français.
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