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CHEERLEADER CAMP1987
RÉALISATION: John Quinn Après 1985, la frénésie des slashers était pas mal terminée. Le genre n'allait renaître qu'en 1996, avec la venue de Scream. Entre temps, quelques slashers ont fait leur apparition, la plupart étant des séries B de qualité douteuse. De ce lot, certains films ont tout de même réussis à être au-dessus de la moyenne. C'est le cas de Cheerleader Camp, un film certes oubliable, mais qui s'avère une façon honnête de passer 1h30. Le film se déroule dans un camp d'été de cheerleaders. Plusieurs équipes y participent dans le but d'améliorer leurs routines et gagner certaines compétitions. Allison a suivi son équipe, malgré le fait qu'elle n'est pas dans son assiette dernièrement. Elle est victime de cauchemars sordides dans lesquels elle voit de futurs événements. Lorsque des filles de son équipe se mettent à disparaître, Allison est inquiète qu'il ait pu leur arriver quelque chose de grave. Ce film, réalisé par John Quinn, est à ne pas prendre au sérieux. Juste le fait que l'histoire se déroule dans un camp de cheerleaders vous donne une bonne idée du ton du film. Cheerleader Camp est l'exemple parfait du film pour adolescents des années 80. Du sang, de la nudité, de la mauvaise musique et des acteurs pas très talentueux: quoi de mieux pour un fan de slashers des années 80? La première heure du film est intéressante seulement pour les aspects comiques, puisque l'horreur est très mal incorporé. Les cauchemars de l'héroïne sont bien filmés, mais ils n'apportent absolument rien à l'histoire, si ce n'est que de rallonger le film d'une dizaine de minutes. Lorsque l'horreur se met de la partie, le film prend du mieux et les rêves disparaissent. Les scènes de meurtres sont assez sanglantes pour un film à budget modique. Ma seule critique est que j'aurais aimé voir le tueur à l'oeuvre. Dans le film, il arrive toujours par derrière et on ne le voit jamais. Je comprends que c'est pour cacher son identité, mais ils auraient pu lui mettre un masque. La finale, où l'identité du tueur nous est révélée est intéressante. J'avais deviné qui était derrière ces meurtres depuis un bon moment, mais j'ai bien aimé la façon dont le tout nous est dévoilé. Côté technique, ça sent les années 80 à plein nez! La réalisation m'a beaucoup plu. Pour un premier film, John Quinn fait preuve de beaucoup d'imagination. Dommage que le reste de sa carrière ait été orienté vers des films à caractère pornographique. La musique, elle, est terriblement mauvaise. Le pire moment arrive lorsque l'équipe de cheerleaders nous chantent un rap présentant les membres de l'équipe. Pour ce qui est des acteurs, ils ne sont pas très bons, mais ils dégagent le charme voulu pour ce genre de film. Cheerleader Camp se veut un croisement semi-réussi entre Porky's et Sleepaway Camp. Il ne réinvente certainement pas le genre, mais en tant que divertissement léger, c'est quand même bien.
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