CHRISTMAS EVIL

1980

RÉALISATION: Lewis Jackson
SCÉNARIO: Lewis Jackson
AVEC: Brandon Maggart, Jeffrey DeMunn, Dianne Hull, Andy Fenwick et Brian Neville

Pour ceux qui se sentent rapidement étouffés par la joie et le bonheur qu'apporte la période de Noël, le cinéma d'horreur peut s'avérer une alternative intéressante!! Pour plusieurs, Noël et horreur ne font qu'un!! Si la combinaison est parfois réussie (Black Christmas, Gremlins), elle est plus souvent qu'autrement ratée (Santa's Slay, Santa Claws)! Bien qu'il ait passé l'épreuve du temps, Christmas Evil fait partie de la deuxième catégorie!

Alors qu'il était enfant, Harry adorait le Père Noël! Chaque 24 décembre, il le regardait secrètement déposé ses cadeaux sous le sapin. Puis, une veille de Noël, quel ne fut pas son choc de voir le Père Noël en plein ébat sexuel avec sa mère! Plus de trente ans plus tard, Harry est toujours traumatisé par ces événements. Le jour de Noël, il se déguise en Père Noël, vole des jouets à son travail et les distribue aux enfants qui ont été gentils. Lorsqu'il s'aperçoit que les adultes se moquent de lui, il n'hésite pas à laisser sortir ses pulsions meurtrières!!

Pour ceux qui se demandent ce qui est arrivé au petit garçon de la chanson J'ai Vu Maman Embrasser Le Père Noël, Christmas Evil propose une réponse bien logique!! Sorti durant la période la plus prolifique du slasher, ce film de Lewis Jackson démontre déjà l'essoufflement du genre. Le problème principal du film est que le scénario ne sait pas sur quel pied danser! Christmas Evil emprunte à plusieurs styles de films sans jamais réussir à amalgamer le tout. Le scénario saute plutôt d'un genre à l'autre et n'approfondit aucun d'entre eux! Le résultat final est tellement décousu qu'on dirait qu'il est l'oeuvre de plus d'un réalisateur.

Parmi les différents styles explorés par Lewis Jackson, on retrouve le film de Noël, qui a comme mandat de répandre de la joie et du bonheur. Harry est un personnage qui a des valeurs traditionnelles. Les principes de Noël sont importants pour lui et il fait en sorte qu'ils soient appliqués. Par contre, Noël n'est plus ce qu'il était et le scénario ne passe pas ceci sous silence. L'aspect le plus réussi de Christmas Evil est sa critique sociale dénonçant la commercialisation de la fête de Noël. Bien que son contenu soit sporadique, Jackson frappe au bon endroit et son message, très louable, se fait entendre. Par contre, il n'enfonce jamais le clou comme il le devrait puisqu'il préfère faire place à l'aspect slasher du film!

Le troisième acte offre finalement une récompense à ceux qui, comme moi, ont déniché le film pour son aspect horreur. Mais l'attente en valait-elle la peine? Pas vraiment! Mis à part une scène où Harry transperce l'oeil d'un homme avec un soldat en plastique, l'horreur du film est plutôt fade et semble avoir été ajouté pour meubler le temps! Une bonne partie du film mise sur la présentation de personnages qui semblent être de futures victimes du Père Noël meurtrier. Hélas, en fin de parcours l'histoire est tellement précipitée, qu'on n'assiste jamais au carnage insinué. De plus, l'hommage à Frankenstein est un peu trop poussé et la finale métaphorique est tellement ridicule, qu'il faut la voir pour le croire!

Christmas Evil se veut donc un conte de Noël mi-joyeux, en sérieuse quête d'identité! Si le concept du film, à la base très simplet, avait eu une ligne directrice claire, Christmas Evil ne serait certainement pas le gâchis qu'il est! Pour ceux qui veulent absolument meubler leur temps des Fêtes avec un Père Noël tueur, Silent Night, Deadly Night aborde des thèmes similaires, mais de façon plus concrète.

  • Dany Champagne

  • Terreur Au Royaume Des Jouets (version française)
  • You Better Watch Out (Titre original/USA)
  • Terror In Toyland (Titre alternatif/USA)

  • Silent Night, Deadly Night (1984)
  • Don't Open Till Christmas (1984)

    Venez discuter de Christmas Evil sur le forum.