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THE COOK2008
RÉALISATION: Gregg Simon
On est dans la nuit de vendredi à samedi. Vous et quelques-uns de vos amis venez de finir votre cinquième classique d’horreur d’affilé dans le cadre de votre marathon de films d’horreur de vingt-quatre heures. Vous voulez en écouter un autre, mais pas trop intense, afin de pouvoir vous reposer mentalement et jaser avec vos potes en mangeant de la pizza. Un film fond d’écran en quelque sorte. Que choisirez-vous donc ? Un Eli Roth? Un Mario Bava? Ou alors un Stuart Gordon? Non! Vous allez choisir… The Cook! Alors que la majorité des étudiantes et des professeurs quittent la fraternité Lambda Epsilon Zeta pour un long week-end à l’extérieur, certaines des étudiantes décident de rester à la maison pour relaxer. Mais ce week-end marque aussi l’arrivé du nouveau chef cuisinier hongrois, qui ne connait pas l’anglais. Malheureusement, à mesure que le week-end avance, les étudiantes disparaissent une à une alors que le menu quotidien, lui, contient de plus en plus de viande! The Cook est en plein dans le cercle vicieux du film qui ne se prend pas au sérieux. Il faut le prendre aux deuxième, troisième et même parfois vingtième degré. Cependant ce n’est pas une excuse pour nous proposer un film trop simple, à la limite de l’amateurisme, même si c’est un film qui ne se prend pas au sérieux, mais qui (… ), enfin, vous comprenez! Malgré trois écrivains, le scénario est des plus simple, comme on peut remarquer dans le synopsis. Cependant, autant certaines répliques sont carrément niaises et ne semblent être là que pour boucher des trous, les trois scénaristes ont aussi concoctés de bonnes blagues, la blonde la plus conne ayant existé au cinéma est une scène hilarante. Alors que le cuisinier va tuer une fille qui se trouve dans son bain, il ouvre la porte et réalise qu’elle se masturbe. Il referme donc la porte, d’un air gêné, et attends que la jeune femme se finisse avant de rentrer et la poignarder. C’est de l’humour bas de gamme, mais que voulez-vous, c’est mon plaisir coupable. Mais quel est l’attrait pour ce film vous allez me dire? Le personnage du cuisinier! Il est d’une simplicité aberrante, mais ses répliques sont amusantes et son interprétation est délicieuse. Mark Hengst livre son personnage avec un mélange d’un brave air sympathique, de simagrées rigolotes et d’une présence animale lorsqu’il attaque. De plus, les meilleures scènes sont écrites autours de lui. Par exemple, alors qu’il est en train d’attaquer une jeune fille avec un ouvre-bouteille, il se met à la frapper sauvagement en criant « Ok! » ( le seul mot anglais qu’il connaisse ) à la manière de Christian Clavier dans Les Visiteurs. Cette scène est particulièrement réussie non seulement pour le petit côté humoristique, mais aussi parce que c’est la seule scène de meurtre qui est intéressante. Cette scène m’a fait penser au meurtre à la hache dans American Psycho où Patrick Bateman se retrouve le visage couvert de sang alors qu’il pousse un cri animal. Malheureusement, les autres tueries ne sont pas aussi réussies. Soit les meurtres sont carrément nuls ou alors la scène coupe juste avant l’effusion de sang. Sinon, félicitations pour les scénaristes et le réalisateur de The Cook, car ils osent exploiter la nudité féminine et les situations sexuelles comme le faisaient certaines comédies dans le bon vieux temps, tel que Porky's ou Revenge of the Nerds. Cela a beau être cliché et certains d’entre nos lecteurs n’osent pas se l’avouer, mais nous sommes tous content lorsque nous voyons une paire de totons, de belles fesses ou deux femmes qui s’embrassent. Film d’horreur pas du tout épeurant et comédie faible, The Cook est loin d’être un grand film, ni un long métrage correct. Mais pour je ne sais pourquoi, il a réussi à me divertir et me charmer, car il a de nombreux défauts qui font sa perte, mais qui sont aussi ses plus grandes qualités.
2.5/5
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