THE COVENANT

2006

RÉALISATION: Renny Harlin
SCÉNARIO: J.S. Cardone
AVEC: Steven Strait, Sebastian Stan, Laura Ramsey, Taylor Kitsch et Toby Hemingway

Renny Harlin et horreur n'ont jamais été une équipe synonyme de succès. Après A Nightmare On Elm Street 4, Deep Blue Sea et Exorcist: The Beginning, le réalisateur finlandais récidive avec The Covenant.

Dans un collège américain, quatre descendants de familles de sorciers tentent de mener une vie normale malgré leurs pouvoirs. Comme si la jalousie qui inflige le groupe n'était pas assez, un cinquième descendant, que tous croyaient mort, ressurgit. Ce dernier, beaucoup plus puissant, se sert de ses pouvoirs pour nuire au groupe dans le but de leur voler leurs pouvoirs. Les querelles entre collégiens ne sont plus ce qu'elles étaient!

Pendant quelques instants, je croyais que mon flair m'avait joué un tour. Ce qui s'annonçait comme un thriller pour ado sans intérêt avait réussi à piquer ma curiosité. Avec un bon rythme, un visuel travaillé et un noyau d'acteurs pas mauvais du tout, The Covenant était peut-être la réponse masculine à The Craft! Mais (parce qu'il y a toujours un mais), du moment que les effets spéciaux font leur apparition, la réalité est venue me frapper en plein visage! Il me semblait bien aussi! The Covenant est un hybride de, tenez-vous bien, The Craft, The Lost Boys, X-Men et Harry Potter! Dans son ensemble, ça fait penser à un film de David Decoteau (The Brotherhood, Ring Of Darkness) avec du budget. Ceux qui connaissent mon aversion pour Decoteau auront deviné que ce n'est pas une qualité!

Avec son scénario, J.S. Cardone (The Forsaken) tente de plonger le spectateur dans une mythologie qui semble avoir plus d'un chapitre. L'histoire des sorciers ainsi que de leurs ancêtres est complexe et Cardone n'a jamais le temps de nous l'expliquer convenablement. À cet effet, The Covenant aurait été beaucoup plus efficace en télésérie, puisqu'il ressemble déjà à un mélodrame pour ados. En plus du scénario faible et dérivatif, la réalisation à grand déploiment de Harlin n'aide pas la cause du long-métrage. Sa réalisation fait ressortir la médiocrité des dialogues ainsi que les nombreux "cul-de-sac" dans lesquels l'histoire s'engouffre. Harlin tente de régler ces problèmes avec des effets spéciaux plus ou moins réussis. En fait, ceux-ci auraient plus leur place dans un X-Men que dans un film d'horreur. Les plus jeunes vont certainement se régaler devant cette poudre aux yeux ou devant les beaux acteurs, mais les spectateurs avertis voudront éviter ce travesti qui tente de se faire passer pour un film d'horreur.

Le plus dommage, c'est que le film a ses moments forts. La séquence des araignées en fera frémir plus d'un, tandis que l'intrigue a un certain potentiel, si on fait fit des dialogues risibles et du remplissage narratif. Les acteurs se tirent bien d'affaire, malgré qu'il soit évident qu'ils aient été engagés pour leur beaux looks et non leur talent. De plus, les décors (le film a été tourné dans les environs de Montréal) aident énormément à l'atmosphère du film. Mais une fois que le générique apparaît à l'écran, c'est la diarrhée d'effets spéciaux ratés que nous offre la finale qui nous reste en tête.

Monsieur Harlin, vous avez eu vos chances de faire vos preuves. Je crois qu'il est maintenant temps de laisser notre genre favori tranquille. Merci bonsoir!

  • Dany Champagne

  • • Le Pacte (version française/Québec)

     

    The Craft (1996)
    Cry_Wolf (2005)

     

     
     


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