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THE CRADLE2007
RÉALISATION:Tim Brown Le film de fantômes est un des sous-genres de l’horreur les plus utilisés ! Non seulement parce que c’est le type d’histoire qui peut facilement foutre la trouille, mais aussi parce que cela peut ne pas coûter très cher en effets spéciaux. Bien travaillé, les histoires de fantômes peuvent être très drôles ( Ghostbusters ), sérieusement épeurantes ( What Lies Beneath ) ou les deux ( The Frighteners ). Malheureusement, ce ne sont pas tous les réalisateurs qui peuvent avoir autant de talent et tomber sur de bons scénarios comme les petits bijoux mentionnés plus haut. Parce que sa femme est atteinte d’une dépression post-partum, Frank décide de déménager sa petite famille dans une vieille maison en campagne. Malheureusement, ce dernier sera affligé par des visions cauchemardesques dans lesquelles sont fils sera torturé et tué. Il découvrira alors que cela pourrait être l’œuvre du fantôme d’un bébé mort il y a plusieurs années. Pour un premier film, Tim Brown ne s’en tire pas trop mal. Evidemment, ce ne serait pas le long métrage qui pourrait faire décoller sa carrière en flèche, mais tout de même. Probablement parce qu’il voulait éviter les pièges habituels des films de fantômes, Brown a tourné The Cradle d’une façon assez surprenante. Tout d’abord, alors que dans ce genre de film, le réalisateur s’amuse à insérer de la musique et des effets sonores partout pour nous donner des frissons, Brown fait le contraire. Le trois quart du film ne contient que les effets sonores naturels, sans aucune musique. Cela donne non seulement un effet plus naturel au film, mais aide aussi à nous embarquer plus facilement dans l’intrigue. De plus, de cette manière, c’est vraiment grâce à la scène que l’on a peur, et non parce que la musique était trop forte ou a cause d’un « bang » inséré au bon moment. D’ailleurs, pour ce qui est des moments de frayeur, le film n’en comporte pas beaucoup, mais ils sont assez effrayants, dégoûtants et sinistres. Mis à part les habituelles scènes de fenêtres qui se ferment subitement et des rideaux qui volent aux vents, ce sont les visions que Frank a de son bébé qui m’ont foutu la chienne. Par exemple, Frank s’imagine descendre dans la cuisine et voit sa femme préparer une dinde. Frank demande alors à sa femme où est le bébé. Elle lui dit d’arrêter de blaguer et lui montre le siège du bébé…vide ! C’est alors qu’elle réalise que le four est allumé et que ce n’est probablement pas sa dinde qui cuit. Voila le genre de vision auxquels nous assistons durant le film. Non seulement c’est carrément écœurant de par la nature de la scène, mais la réalisation rend très bien l’horreur d’une telle chose. Ironiquement, même si du côté technique le film a du potentiel, The Cradle manque d’âme. Ce que je veux dire, c’est que même si on sympathise avec les évènements et les personnages, on n’accroche jamais vraiment. Le problème n’est pas avec les acteurs. Ceux-ci jouent très bien leurs personnages et sont crédibles. Malheureusement, les dialogues le sont un peu moins. On n’arrive pas à y croire, tout simplement. C’est un peu comme regarder un film pendant qu’on fait quelque chose : on est conscient de ce qui se passe dans le film, mais on n’est pas réellement investi dans l’activité. De plus, le film prends trop son temps à s’installer. Même si Brown mérite la mention d’avoir au moins voulu intégrer du suspense et un rythme lent, malheureusement, le tout est fait de manière trop peu intéressante. Durant la première heure, j’avais l’impression de regarder un drame "fait vécu" sur la dépression post-partum. Mais après avoir accidentellement appuyer un bouton sur ma télécommande, j’ai réalisé que je regardais un film d’horreur et non Canal Vie. Finalement, pour poursuivre dans la même vague que des films tels que Saw et Identity, The Cradle contient sa finale révélatrice. Même si ce n’est pas vraiment prévisible, le dénouement final est assez linéaire et peu original. Toutes les scènes qui ont avoir avec le punch final nous sont remontré selon les événements réels. Alors que je comprends le principe de distribuer son premier film sur le marche du direct-to-video, je ne comprends pas pourquoi les studios s’entêtent à autant les distribuer. Ils devraient prendre exemple sur Robert Rodriguez. Ce dernier avait pour idée de réaliser trois films à petit budget, mais de les distribuer sur des marchés vidéos étrangers, voire obscurs. De cette manière, tu t’exerces et tu n’inondes pas inutilement le marché du vidéo qui est déjà hyper saturé de films moyens ! Le film est distribué par Genius Entertainment.
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