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CRITTERS 4
1992
RÉALISATION: Rupert Harvey
SCÉNARIO: Rupert Harvey, Barry Opper, Joseph Lyle et David J. Schow
AVEC: Don Keith Opper, Terrence Mann, Angela Bassett, Brad Dourif et Paul Whitthorne
Ouf! Quel marathon! Les quatre films Critters en une seule journée! Enfin arrivé au dernier. Après être descendu en qualité film par film, voilà que je monte une marche avec Critters 4. Mais trop peu trop tard comme on dit.
Tout de suite après la fin du troisième film, Charlie trouve les deux derniers œufs de Critters. Comme il s’apprête à les détruire, Ug communique avec lui pour l’avertir qu’il ne peut détruire les derniers œufs, car il détruirait la race. Une capsule descend alors sur Terre pour recueillir les œufs. Mais Charlie se fait capturer par la même occasion. Cinquante-trois ans plus tard, la capsule est récupéré par un vaisseau. L’équipage se voit ensuite forcé à aller porter la capsule dans une station spatiale proche. Arrivés à destination, les Critters s’échappent et Charlie doit à nouveau affronter cette affreuse race de bêtes affamées.
Comme je disais, Critters 4 a réussi là où les deux derniers opus ont échoué: faire un film sérieux. Enfin, l’humour débile et immature est disparu. Fini les Critters qui font des jokes, qui pètent, qui boivent du savon et autres stupidités du genre. Oh, il y a bien une ou deux blagues de ce genre un moment donné, mais elles sont tellement bénignes qu’on les pardonne.
En fait, Critters 4 tire amplement d’inspiration de la série Alien. Évidemment, la qualité des deux ne se compare pas, mais Rupert Harvey réussit quand même à redorer le blason de Critters grâce à cette inspiration. Cependant, le long métrage n’est guère épeurant. Il n’y a pas beaucoup de scènes d’horreur et presque aucun gore. C’est sans contredit le film le plus clean de la série. En fait, les Critters sont à peine dans le film. Ils ne sont qu’accessoires, servant seulement à avancer la mythologie de la série.
Car voilà bien ce qui vaut vraiment la peine avec le film, le scénario. Pour les fans de la série, on élabore amplement sur les civilisations qui peuplent la galaxie, surtout à propos du Conseil Galactique qui donnait les ordres aux chasseurs de primes des autres films. Le long métrage apporte même une conclusion finale aux personnages fétiche de Charlie et Ug, une finalité un peu décevant compte tenu de l’historique entre ses deux amis, mais bon!
Si on regarde le tout bien comme il faut, on peut apercevoir une belle analogie dans le monde du cinéma d’horreur. Comme nombres d’entre vous le savent, la Terre est entourée de déchets. Ce sont en fait des pièces qui se sont détachées, volontairement ou non, des satellites que l’on envoie dans l’espace. Si on peut dire, l’espace est notre nouvelle poubelle. Je trouve extrêmement drôle de s’apercevoir que c’est la même chose pour le monde de l’horreur, l’espace est une poubelle. Chaque fois qu’une série est morte ou sur le point de l’être ( et je ne parle pas nécessairement de qualité içi ), on fini la dites série dans l’espace. La preuve? Jason X, Leprechaun 4, Critters 4. Une coïncidence? Euh, non, je ne crois pas!
Critters 3 avait peut-être Leonardo DiCaprio, mais Critters 4 possède l’excellent Brad Dourif. Ce dernier est sans contredit la vedette du film et l’un des seuls qui sait jouer, mis à part la délicieuse Angela Bassett.
Critters 4 est une suite qui arrive presque à la cheville de l’original. Si seulement il y avait un peu plus de gore et d’action, ce long métrage aurait facilement pu dépasser Critters! Vous ne m’entendrez jamais dire ça ailleurs, mais j’espère bien que la série aura droit à son remake, question de nous donner enfin un Critters parfait!



• Critters (1986)
• Critters 2 (1988)
• Critters 3 (1991)


• Jason X (2002)
• Leprechaun 4 (1997)
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