THE CURSE OF THE WEREWOLF
1961
RÉALISATION: Terence Fisher
SCÉNARIO: Anthony Hinds
AVEC: Clifford Evans, Oliver Reed, Yvonne Romain, Catherine Feller et Anthony Dawson
Après avoir donné vie à Frankenstein, Dracula et la momie, le studio Hammer a décidé de s'attaquer à la légende du loup-garou
avec The Curse Of The Werewolf. Pour ce faire, le scénariste Anthony Hinds (The Reptile) a
adapté le roman Werewolf Of Paris de Guy Endore à la sauce Hammer!
Pour faire une histoire courte, Leon Corledo est née d'une grossesse non désirée
survenue lors d'un viol entre un mendiant et une servante muette. En
raison de ses origines malsaine, Leon a été maudit d'un mauvais sort.
Celui-ci se transforme en loup-garou les soirs de pleine lune. Le seul
remède à cette malédiction est... l'amour! L'enfance de Leon s'est déroulée
normalement puisque celui-ci n'a pas manqué d'amour et de tendresse de
ses parents adoptifs. Par contre, à l'âge adulte il décide de déménager
pour aller travailler dans une vigne. Il tombe rapidement amoureux de la
fille de son patron, mais hélas, celle-ci est promise à un jeune riche
arrogant. Se sentant rejeté, la malédiction du loup-garou réparait dans
les gènes de Léon. Celui-ci devra réussir à convaincre sa bien-aimée de
quitter son fiancé s'il veut éviter de se transformer en bête assoiffée de
sang!
Bien qu'il puise sa base dans la mythologie populaire du loup-garou, The
Curse Of The Werewolf se permet suffisamment de liberté narrative pour
se différencier des autres films du genre. Hélas, le résultat ne semble
jamais aboutir et c'est un film plutôt ennuyant que livre le vétéran
Terence Fisher (Horror Of Dracula). Avec le recul, The Curse Of The Werewolf fait
aujourd'hui penser à un mélange entre The Wolf Man et The
Omen. Le concept est prometteur, mais le scénario est si mal structuré
et lent qu'il est difficile d'avoir le moindre empathie pour les
personnages. L'histoire est séparée en trois parties bien distinctes;
l'origine, l'enfance et la vie d'adulte de Leon. Chaque segment est
intéressant, mais trop élaboré pour être raconté en une vingtaine de
minutes. Il aurait été préférable que le scénario se concentre sur un
aspect de la vie de Leon et l'exploite à son plein potentiel.
Les trois actes du film apportent leur introduction, leur développement et
la présentation de nouveaux personnages. Ceci ralenti considérablement le
rythme du film qui ne semble jamais réellement démarrer. Aussi, pour un film
de loup-garou, The Curse Of The Werewolf est plutôt avare d'horreur
et de ... loup! Pourtant, ce n'est pas les opportunités qui manquaient.
Tant qu'à voir l'évolution de Leon, il aurait été intéressant de le voir sous
sa forme lycanthrope aux différents âges. Le scénario préfère plutôt jouer
la carte du romantisme et de l'amour impossible. Le fait que la malédiction
se guérisse avec un peu d'amour apporte une dimension assez quétaine à
l'histoire et bien franchement, j'aurais préféré que le scénario emprunte un
autre avenu. La religion est aussi un thème dominant du film qui est à la limite de la propagande! Le fait qu'un enfant née d'une union non désirée soit ainsi maudit en dit gros sur la mentalité de l'époque!
Je dois par contre donner crédit au maquilleur qui a donné un look
intéressant au loup-garou. C'est juste dommage que celui-ce ne fasse son
apparition que pour les cinq dernières minutes du film. La scène de
transformation, quoique rudimentaire comparé à An American Werewolf In
London et The Howling est très respectable pour l'époque. On sent l'influence qu'à eu The Wolf Man sans jamais tomber dans le plagiat.
En grande partie dû à un scénario faible, Terence Fisher livre un film
décevant qui contraste avec ses nombreux classiques. Il faut dire aussi que
le cinéaste n'a pu bénéficier de la présence des ses acteurs fétiches Peter
Cushing et Christopher Lee. Dans le genre, il s'est fait bien pire que
The Curse Of The Werewolf, mais il n'en demeure pas moins que pour
un film du studio Hammer, je m'attendais à beaucoup mieux.



• La Nuit Du Loup-Garou (version française)


• Legend Of The Werewolf (1975)
• The Wolf Man (1940)
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