CURSE OF THE ZODIAC

2007

RÉALISATION: Ulli Lommel
SCÉNARIO: Ulli Lommel
AVEC: Cassandra Church et Jack Quinn

Connu principalement pour son film The Boogeyman sorti en 1980, Ulli Lommel a eu par la suite une trop longue filmographie. Cependant, mis à part le film mentionné plus haut, aucun longs métrages de Lommel n'est digne de mention. Il a maintenant réorienté sa carrière un peu en ne réalisant que des films sur de réels tueurs en série. Après avoir déjà fait un film sur le Zodiac en 2005 (Zodiac Killer), Lommel a décidé d’etirer la sauce tout en profitant de la sortie de Zodiac David Fincher pour sortir Curse Of The Zodiac.

Affligée par des visions, une femme aperçoit le Zodiac tuer chacune de ses victimes.

Voilà! C’est ça l’histoire! Durant une heure trente, on ne fait qu’apercevoir le Zodiac tuer des femmes et, le reste du temps, on voit la voyante parler avec un écrivain. Alors que les dialogues entre tous les personnages ne pourraient être plus faux et innocent, c’est vraiment la narration faite par le Zodiac qui mérite la citrouille d’or des pires dialogues! Durant le trois quart du film, le Zodiac nous parle. Il raconte ce qu’il fait, pourquoi il tue ses victimes et même, discute avec eux dans sa tête! Cependant, le tout est écrit avec un tel amateurisme que même une salle remplie de singes avec des machines à écrire aurait pu faire mieux! De plus, les scénaristes semblent avoir eu le désir de battre le record de South Park pour l’utilisation la plus excessive des mots «Fuck» et «Bitch»! Le Zodiac répète les phrases clés où il utilise ces mots trois fois. Par exemple, le Zodiac appelle l’écrivain Fat Fuck. Alors, chaque fois qu’il lui parle dans sa narration, il répète Fat Fuck plusieurs fois, et ce, pour chaque phrase ou question qu’il lui pose pendant 96 minutes, alors qu’en réalité, le matériel écrit aurait du durer 30 minutes.

Finalement, oublier le développement de personnages ici, car on ne fait qu’assister à leurs déboires. En réalité, les deux personnages principaux, la voyante et le Zodiac, ne sont sur l’écran qu’a peine 20 minutes. À la place, on voit le quotidien des victimes juste avant de mourir. Le plus gros du travail au niveau du scénario se situe par rapports à ces derniers. Lommel se casse la tête pour leur créer une vie et des dialogues de cinq à dix minutes chacun, juste avant de mourir. D’ailleurs, le Zodiac semble avoir une préférence pour les femmes qui viennent juste de rompre avec leurs copains, car on n’assiste qu’à cela. Une femme se dispute, rompt et se fait tuer.

Si seulement les meurtres étaient intéressants, mais non, ça aurait été trop facile faire un travail de qualité. Visuellement, le film ne vaut rien. Lommel a réalisé son film comme s’il était un étudiant de cinéma pompeux: il tourne sa camera, cadre mal et son film est sous-exposé. Même lors des dialogues, il s’amuse a distortionée l’image ou utiliser des plans farfelues, comme lors d'une discussion entre la femme et le policier qui est filmée de côté. D’ailleurs, parlant des dialogues, ceux-si sont si mal enregistrés que l’on se croirait dans une maison vide chaque fois que quelqu’un discute, mis a part la risible narration du Zodiac qui est, malheureusement, trop clair. Mais le pire, ce sont les mini montages accélérés que Lommel nous sert à toutes les minutes. Par exemple, alors qu’on suit le Zodiac se promener dans la ville, sans but, on nous sert un de ces mini montages consistant d’images du Zodiac marchant, tuant, du soleil et tout le matériel que Lommel a filmé de trop!

Je pourrais parler de chaque aspect du film comme le jeu des acteurs, le montage, le son, les décors et tout, mais je ne ferais que perdre mon temps. Ce film est une pure merde des pieds à la tête. La véritable « curse » dont le titre parle, c’est de regarder ce film! Le film est distribué par Maple Pictures.

  • Dominic Paulhus

  • Diary of a Cannibal (2006)
  • Zodiac Killer (2005)

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