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CYCLOPS
2008
RÉALISATION: Declan O’Brien
SCÉNARIO: Frances Doel
AVEC: Kevin Stapleton, Eric Roberts, Frida Show, Craig Archibald et Mike Straub
Si les Romains étaient réellement aussi imbéciles qu’ils le sont dans Cyclops, il ne serait pas surprenant de savoir qu’Astérix et sa bande étaient réellement capables de combattre à eux seuls l’armée d’un des plus grands empires de l’humanité!
Alors qu’un cyclope sévit aux abords de sa ville, l’empereur Tiberius dépêche l’un de ses meilleurs soldats, Marcus, pour capturer la bête. Emprisonné dans un cachot, le cyclope réussit à s’échapper, donnant ainsi la chance à des esclaves de pouvoir le suivre. Lorsque Marcus aide l’un des esclaves, une vieille connaissance, il se fait arrêter et se fait obliger à devenir gladiateur. Ainsi, Marcus et les esclaves devront vaincre le cyclope s’ils veulent survivre.
Declan O’Brien et Frances Doel, les deux « génies » derrière Cyclops peuvent remercier le ciel d’avoir plus de 100 ans de films derrière eux pour les aider. Cyclops est loin d’être original. Pire, il copie honteusement les synopsis d'autres films. Au début, le film tient un hommage minable à King Kong faisant balancer son monstre sur une bâtisse. Puis, le film tombe carrément dans le plagiat quand Cyclops devient Gladiator. Un ancien soldat qui devient gladiateur malgré lui et qui veut se venger de l’empereur malveillant? Hum! Il y a une différence entre inspirer et plagier. Ensuite vient le moment de copier le personnage de Bob dans Day of the Dead en la personne du cyclope auquel Marcus tente de l’amadouer avec des morceaux de viande et lui apprendre les mots "liberté" et "viande"!
De plus, le scénario souffre d’amateurisme au point de vue des dialogues, mais surtout des événements. À quelques reprises, le scénario commence des histoires secondaires, mais ne les finit pas. Par exemple, le neveu de Tiberius exécute des rénovations chez lui et le tout semble entouré de mystère, le personnage exigeant que les travaux se fassent vite avant que l’empereur n’apprenne tout. Finalement, cela n’est jamais expliqué. Était-ce important à l’histoire? Peut-être, mais il aurait fallu que Doel termine cet élément ou enlève carrément tout!
Un des aspects qui m’insultent le plus dans le cinéma contemporain est le dégoût flagrant envers la qualité d’effets spéciaux. Je veux bien croire que certains studios ne peuvent se permettre de flamber des millions en effets spéciaux, mais il y a des limites. Jack Brooks: Monster Slayer, par exemple, a dû coûter tout autant, sinon moins que Cyclops et pourtant, ses monstres sont mille fois mieux réussis. Le digital c’est bien beau, mais quand on a le budget pour. Autrement, cela ne sert qu’à enlever de la qualité au film et empêcher le spectateur de vraiment se laisser aller.
Les artisans de Cyclops n’ont évidemment pas bénéficié d’un énorme budget, mais il aurait fallu que cela soit mis en considération dans le scénario. La ville où tout se passe ait supposé être Rome. Cependant, ce devait être à ses tout débuts, car la ville qui nous est montrée est à peine plus grosse que la Ronde! De plus, le dernier tiers du film se passe dans le Colisée de Rome. N’ayant pu tourner dans le vrai, ils en ont fait une copie…miniature! À peine deux cents personnes réussissent à rentrer dans cette copie. Tout cela permet encore plus de rire du film dans son intégralité! Au lieu de choisir Rome, Doel aurait dû baser son scénario sur une plus petite ville fictive. Je ne m’attends pas à une reconstitution historique parfaite, mais à au moins un minimum de professionnalisme.
Cyclops souffre d’amateurisme généralisé. Cependant, malgré ses défauts, Cyclops n’est pas assez minable pour atteindre un certain statut, ni assez agréable à regarder pour le conseiller aux amateurs de films indépendants. Il flotte entre deux eaux, condamné à attirer l’attention de personne.



• Jason and the Argonauts (1963)
• Reign Of Fire (2002)
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