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THE DAISY CHAIN
2008
RÉALISATION: Aisling Walsh
SCÉNARIO: Lauren Mackenzie
AVEC: Samantha Morton, Steven Mackintosh, Mhairi Anderson, David Bradley et Eva Birthistle
Les films d’enfants maléfiques sont difficiles à réaliser, mais lorsque bien faits, ils peuvent être chargés d’intensité et d'horreur. Un film comme Who Can Kill A Child? peut vraiment bouleverser et enlever le goût d’avoir des enfants. Par contre, un film comme The Daisy Chain, ça fait juste énerver et donner l’envie de « kicker » dans la face tous les petits mongoles qui font des crises que tu croises au centre d’achat.
Après avoir perdu leur bébé, Martha et Tomas, un couple à nouveau enceinte, déménagent dans l’ancien petit village où le mari habitait étant plus jeune. Lorsqu’ils rencontrent la petite Daisy, une jeune fille tannante et abandonnée à elle-même, une série de malheureux incidents arriveront et obligeront le couple à prendre en charge la petite. Mais les accidents n’arrêteront pas là. Est-ce la jeune Daisy qui en est la cause? Et pourquoi?
Un film comme The Daisy Chain est toujours plein de bonne foi et de volonté. Malheureusement, on ne peut se rassasier d’amour, d’eau fraiche et de pensées magiques. Malgré tous les efforts, le film reste ridicule.
Et ce n’est pas entièrement la faute du réalisateur. Bien sûr, il fait quelques erreurs mineures, mais dans l’ensemble, son film est quand même bien. Malgré un scénario ridicule, Aisling Walsh réussit à installer une certaine intensité dans son long métrage, soupesant les événements avec pesanteur et atmosphère. De plus, bien que cela ne soit surement pas fait exprès, la qualité de la caméra, du style « film fait vécu tourné en 1990 présenter sur Canal Vie » ajoute une aura de mysticisme et d’ambiance au long métrage, comme l'abondance grain dans Planet Terror ou The House of the Devil.
Au début, j’étais persuadé que sa plus grosse faute était sa direction des acteurs. Mais après quelques instants, j’ai remarqué que c’était plutôt la faute sur les interprètes, car l’un des acteurs principaux est d’une justesse impeccable et charismatique à souhait. Cependant, la même chose ne peut être dite pour la jeune Mhairi Anderson et Samantha Morton. Alors qu’elle doit être mystérieuse et froide, la jeune Mhairi passe plutôt pour une petite « crisse » ou elle n’est simplement pas capable d’instaurer une peur en nous. Elle joue trop ou pas assez, elle n’est jamais précise dans son interprétation. Même chose pour Samantha Morton, inquiète quand elle doit être réconfortante, nounoune quand elle doit paraitre sympathique, Morton est vraiment hors champ et vient détruire la crédibilité. Dommage que le film repose sur leurs épaules.
Mais le plus irritant dans ce film est le scénario, une fois de plus. Tout d’abord, je sais que ce n’est pas l’argument le plus solide au monde, mais un scénario devrait avoir des personnages avec un minimum d’intelligence. Je suis prêt à pardonner beaucoup à un film, mais il y a des limites. Premièrement, après cinq minutes, c’est évident que la petite Daisy est une folle. Un bon film d’enfant maléfique laisse toujours planer un doute, nous laisse toujours en haleine ou, du moins, ne nous vend pas le punch dès le début. Ici, c’est clair en partant, et pas juste pour le spectateur, mais pour n’importe quel personnage ayant un quotient plus élevé qu’un poisson rouge. La petite est présenter à tellement de scène de crime et liée de proche à toutes les victimes que même l’inspecteur Gadget ferait «wow, ok, come on! C’est clair que c’est une criminelle si même moi j’allume sans l’aide de ma nièce et mon chien! Go-go-gadget aux menottes ».
Pourtant, les personnages persistent à ne rien voir pendant le trois quarts du film, après six ou sept morts suspectes. Même le nom Daisy est rendu problématique après un moment. Le scénario lance son nom tellement souvent et partout que j’ai l’impression que le film se passe dans un village Schtroumpf, mais que le mot est remplacer par Daisy : « - Dit Daisy Coquet, aurais-tu Daisyer mon miroir? – Bien sur que non Daisy Gourmand, j’ai bien d’autres chats à Daisyer pour avoir envie de Daisyer ton Daisyer pour l’amour du Grand Daisy! ».
Toutes ces imbécilités sont d’ailleurs très dommages, car le scénario nous offre une relation spéciale entre Martha et Tomas, un couple blessé par la mort de leur enfant et qui tente un renouveau. L’arrivée de la petite Daisy ébranlera leur couple et créera une espèce de triangle amoureux asexuée, qui aurait pu être brillamment exploitée, un peu à la Orphan.
Toujours est-il que The Daisy Chain est tristement décevant. Aisling Walsh démontre sans l’ombre d’un doute un certain talent, que j’aimerais bien voir éclore avec un meilleur scénario. Alors au lieu de perdre votre temps avec The Daisy Chain, rabattez-vous sur des valeurs sures telles que The Good Son, Who Can Kill A Child, The Children ou Orphan.



• The Good Son (1993)
• The Omen (1976)
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