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DANTE’S INFERNO
2010
RÉALISATION: Victor Cook et Mike Disa
SCÉNARIO: Jonathan Knight
AVEC: Mark Hamill, Steve Blum, Kevin Michael Richardson, Graham McTavish et Victoria Tennant
Dante’s Inferno est inspiré d’un poème écrit entre 1308 et 1321 par Dante Alighieri intitulé The Inferno, qui est en fait la première partie de son célèbre livre Divine Comedy. En gros, ça décrit l’Enfer, qui serait séparé en 9 cercles, le premier contenant de banals démons et le dernier abritant Satan lui-même. Ainsi, afin de donner un petit plus aux fans du jeu vidéo récemment sorti, on nous offre un film basé sur le jeu, un espèce de résumé. Est-ce un bonus intéressant ou simplement un coup de marketing?
Dante est un preux chevalier ayant combattu dans une croisade afin de sauver Jérusalem. De retour chez lui, il découvre sa maison détruite, sa famille abattue et sa femme en train d’agoniser. Lorsque celle-ci rend l’âme, Dante aperçoit son âme montée au ciel, juste avant de se faire kidnapper par Satan, car elle aurait perdu un pari avec lui. Fou de rage, Dante suit le démon jusqu’en Enfer où il tentera de traverser les neuf cercles pour sauver celle qu’il aime… et plus encore.
En général, je ne suis pas un fan de films animés basés sur les jeux vidéo. La plupart du temps, ce sont des films de mauvaise qualité qui n’ont pour but que de faire plus d’argent. Un film comme Dante’s Inferno c’est comme un siège passager pour les motos : c’est bien utile avec une moto, mais ça ne tient pas debout tout seul.
Ainsi donc, le gros problème de ce genre, spécifiquement Dante’s Inferno, c’est son scénario. Ce long métrage n’apporte rien de nouveau, ce n’est qu’un résumé du jeu pour ceux qui n’y ont jamais joué. Un film qui n’apporte pas la même complicité que l’on peut ressentir avec le personnage lorsqu’on le contrôle, que l’on vie l’histoire à travers lui. De plus, les dialogues sont d’une niaiserie affreuse. Écrire un dialogue de ce genre, c’est un jeu d’enfant. Juste à écrire plein de répliques hyper cheesy sur des bouts de papier et jouer a « Ham-Stram-Gram » pour choisir l’ordre dans lequel les écrire.
Heureusement que l’histoire en tant que telle est intéressante. Notre héros doit parcourir les neuf cercles de l’Enfer afin de sauver sa douce, mais aussi son âme. À travers l’histoire, il tentera de se pardonner certains actes de guerre qu’il a dû commettre.
Sinon, bah, les dessins sont corrects, sans plus. De la pure animation japonaise, dessinée à la main. Même sur Blu-Ray la qualité n’est pas si extraordinaire. Mais bon, j’ai également vu pire. Peut-être suis-je blasé à cause du niveau de qualité d’animation que l’on est capable d’atteindre maintenant. Ou peut-être qu’encore là, on a fait ce genre d’animation que parce que ça coûte moins cher et ça se fait plus vite.
Sinon, de concert avec le jeu, le film contient quelques moments bien gores et quelque peu dérangeants. Par exemple, dans le premier cercle de l’enfer se trouvent tous les bébés morts qui n’ont pas été baptisés. Ceux-ci, devenues d’affreux petits démons attaquent Dante. L’événement en tant que tel est banal, sauf que ce sont quand même des bébés morts devenus démons. Ça peut quand même faire monter notre outrage de savoir que des êtres innocents peuvent vivre ainsi dans l’éternité à cause de Dieu. Ou, si l’on n’est pas croyant, juste se permettre de faire des bonnes blagues de bébés morts.
Chaque fois je me fais faire le coup. On sort un film animé basé sur un jeu et je me dis « Il me le faut! Ça l’air malade débile écœurant! ». Finalement, après le visionnement, je me dis « Quelle belle perte de temps! ».



• Dead Space: Downfall (2009)
• Jacob’s Ladder (1990)
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