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THE DARK
2005
RÉALISATION: John Fawcett
SCÉNARIO: Stephen Massicotte
AVEC: Maria Bello, Sean Bean, Maurice Roëves, Abigail Stone et Sophie Stuckey
En revenant d'aller voir Ginger Snaps au cinéma, je m'étais promis de suivre la carrière cinématographique de son réalisateur, John Fawcett, de très près. Cinq années se sont écoulées avant que je puisse finalement voir son deuxième film d'horreur intitulé The Dark. L'attente en valait-elle la peine ? Oui ... dis-je d'un ton hésitant!
Lorsque leur fille se noie dans une rivière, Adèle et James n'arrivent pas à retrouver son corps. En revenant à la maison, Adèle se fait interpeller par une étrange petite fille qui lui dit qu'elle ne cherche pas à la bonne place. La petite fille, Ebrill, mentionne aussi qu'elle est morte il y a plusieurs années, mais qu'un suicide collectif orchestré par son père l'aurait ramenée à la vie. Intriguée, Adèle se met à faire des recherches et découvre une légende locale qui parle de "the dark", un endroit mythique où reposent les morts. Selon les croyances, il serait possible de ramener quelqu'un de la mort en offrant à "the dark" une vie en échange. La solution pour ramener sa fille semble simple, mais Adèle apprendra qu'il ne faut pas jouer avec la mort!
Je dois avouer que The Dark est tombé en dessous de mes attentes. Étant un fan inconditionnel de Ginger Snaps, j'ai été déçu de constater que The Dark n'arrivait pas à recréer le génie du film de lycanthropes. Cela dit, Fawcett est loin d'avoir raté son coup et son deuxième film d'horreur vaut certes le détour. Le cinéaste canadien offre une réalisation plus sophistiquée que celle de Ginger Snaps et il mise sur les décors somptueux de l'île de Man en Irlande pour en mettre plein la vue. La première heure du film est très atmosphérique, mais pas assez effrayante à mon goût. Ce n'est pas la réalisation qui est en cause, mais plutôt le scénario. Basé sur le roman Sheep de Simon Maginn, le script écrit par Stephen Massicotte (Ginger Snaps Back) essaie un peu trop de condenser l'histoire du roman dans un film de 90 minutes. L'histoire de The Dark est assez complexe et aurait pu bénéficier d'un trente minutes supplémentaire pour étaler un peu plus les richesses de celle-ci.
Si la première heure est un peu ennuyante, la dernière demi-heure, elle, est très intéressante. Le ton du film change du tout au tout, adoptant maintenant une approche surréaliste et abstraite. La conclusion est dépourvue de réelle explication, mais le scénario s'est permis de glisser quelques indices ici et là. C'est ce qui fait la force première de The Dark. Le film oblige le spectateur à réfléchir et même revisionner la finale pour spéculer sur ce qui s'y déroule. L'ensemble fait penser à The Nameless et Silent Hill. Le livre Sheep ayant été écrit en 1997, il est difficile de savoir si Fawcett a puisé son inspiration dans le film de Jaume Balaguero ou dans le populaire jeu vidéo. Toutefois, les ressemblances sont indéniables.
Je n'ai pas été épaté comme je l'aurais souhaité, mais en raison de sa finale ambiguë et de son visuel recherché, j'ai déjà hâte de réécouter The Dark.



• Cabin Fever (2002)
• Intruder (1989)
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