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THE DEADLY BEES1967
RÉALISATION:Freddie Francis Produit par les studios Amicus, reconnus surtout pour leurs anthologies tels qu’Asylum et Tales From The Crypt, The Deadly Bees est bien meilleur que je ne le croyais. Mais ce long métrage m’a fait réaliser que, si Alfred Hitchcock n’auvait jamais fait de cinéma, il y aurait bien des milliers et des milliers de films qui n’auraient jamais été fait tellement ses histoires ont été copiées! Vicki Robbins est une jeune chanteuse populaire qui souffre d’épuisement professionnel. Suite à la recommandation de son médecin, elle ira passer des vacances chez un fermier sur la petite île de Seagull Island. Malheureusement, Vicki n’aura pas vraiment le temps de relaxer, car des abeilles tueuses commencent à apparaître et Vicki soupçonne fortement le fermier chez qui elle vit. Elle réalise que ce dernier a des comportements bizarres et qu’il élève des abeilles! Elle tentera alors de faire son enquête avec l’aide du vétérinaire du coin. Version Amicus de The Birds, The Deadly Bees remplace ses oiseaux par des abeilles! Point de vue technique, autant pour les effets spéciaux que pour le suspense, l’utilisation des abeilles comme menace laisse parfois à désirer. Vu l’année où le film est tourné, l’utilisation d’effets spéciaux est limitée. Ne pouvant pas non plus, évidemment, utiliser un vrai essaim d’abeilles pour assaillir ses acteurs, Freddie Francis a utilisé la merveilleuse technique de surimposition des images pour créer les scènes d’attaques. Cependant, le film est si captivant, que, même lorsqu’on décroche durant ces scènes là, on embarque rapidement à nouveau dans le bateau. Il faut bien comprendre, chaque élément du film, séparément, sont loin d’être réussi, mais mystérieusement, réuni ensemble, ils nous servent un suspense fascinant. Car, point de vue technique, le tout est loin d’être extraordinaire. Mais la présence des acteurs, le scénario peu original qui tente quand même de jouer avec notre esprit et le montage en fait un film charmant qui surpasse ses défauts. Qui dit suspense, veut rarement dire gore, mais ce n’est pas grave. Sans sang, sans « degeulasserie » ou meurtre effroyable, l’aspect horreur du film est mis de côté et c’est bien correct comme cela. The Deadly Bees nous rappelle que le suspense bien fait peu battre à plate couture n’importe quel scène de castration bien dégoulinante. Bizarrement, la scène qui m’a le plus captivée, est le prologue. Le film nous introduit Vicki Robbins alors qu’elle est dans une émission qui ressemble au Ed Sullivan Show. Le tout commence pendant qu’on écoute un groupe rock (dont l’un des membres est un très jeune Ron Wood, futur membre des Rolling Stones à cette époque) en train de jouer. Ensuite, on enchaîne avec la prestation de Vicki Jones qui est péniblement intéressante à écouter. Le tout est difficile à expliquer, mais j’ai trouvé que c’était une façon intéressante, « cool » et rythmée de commencer le film. The Deadly Bees fait parti de ses films mystères. Même si mon instinct me dit que c’est très loin d’être parfait, je ne peux m’empêcher d’avoir du gros fun et de me laisser aller en regardant ce film. Comme quoi, cet art de charmer les spectateurs est perdu depuis longtemps, quand on regarde les films récent qui, alors que mon instinct de survie crie à s’époumoner dans ma tête de me casser, je ne suis toujours pas autant séduit que par un film Amicus.
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