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DEAD OF NIGHT
1977
RÉALISATION: Dan Curtis
SCÉNARIO: Richard Matheson
AVEC: Anjanette Comer, Ed Begley Jr., Horst Buchholz, Elisha Cook Jr. et Lee Montgomery
En 1969, Dan Curtis a participé à l'écriture d'un épisode pilote d'une télésérie appelée Dead Of Night. L'épisode a été un échec et la série ne s'est jamais concrétisée. Près d'une décennie plus tard, Curtis, maintenant un cinéaste de renom grâce à Burnt Offerings, The Night Strangler et Dark Shadows, a donné un second souffle à son projet sous la forme d'un téléfilm. Le résultat, quoique divertissant dans son ensemble, démontre que le projet Dead Of Night aurait dû se terminer avec l'échec de la télésérie.
Voulant recréer le succès qu'il a connu deux ans plus tôt à la télévision avec l'anthologie Trilogy Of Terror, Curtis a accordé le même traitement à la nouvelle mouture de Dead Of Night. Il s'est donc entouré à nouveau de l'auteur Richard Matheson (I Am Legend, Stir Of Echoes) pour nous offrir trois histoires aux accents horrifiques. Le premier segment, A Second Chance est ce à quoi aurait ressemblé Back To The Future s'il avait été écrit par Rod Serling. Dans celui-ci, un jeune homme achète une voiture Jordan Playboy de 1926 complètement démolie dans le but de la reconstruire. Une fois l'engin remis à neuf, le jeune homme décide d'aller l'essayer et se voit mystérieusement transporter en 1926. L'horreur est complètement absente de ce chapitre, Curtis favorisant plutôt une atmosphère qui rappelle The Twilight Zone. La finale manque de saveur, mais ceux qui aiment les histoires de voyages dans le temps seront divertis.
Comme son titre l'indique, No Such Thing As A Vampire transporte l'anthologie en territoire plus horrifique. Un professeur habitant dans un vieux château européen voit son personnel le fuir lorsque son épouse raconte avoir été mordue par un vampire. Ne croyant pas aux vampires, le professeur fait appel à un médecin pour qu'il examine son épouse, mais la venue de ce dernier aura des répercussions fatales. Laissant croire à une copie des films de vampires du studio Hammer, ce segment devient rapidement ennuyeux de par son manque de conviction. Le revirement final est original, mais dans son ensemble No Such Thing As A Vampire n'est pas une histoire de vampires satisfaisante. Outre la présence de Patrick Macnee (The Howling) ce segment est à oublier.
La dernière histoire, est la plus populaire des trois, tellement qu'elle a été reprise par Curtis dans Trilogy Of Terror 2 en 1996. Dans Bobby, une mère dont le jeune fils s'est noyé, performe une cérémonie vaudou pour le ramener à la vie. À sa propre surprise, elle retrouve son fils accroupi devant la porte de la maison. Une fois entré, ce dernier n'a qu'une intention: assassiner sa mère! Il est évident qu'avec Bobby, Curtis voulait recréer le même suspense qu'il nous avait offert avec Amelia, le segment culte de Trilogy Of Terror comprenant la poupée fétiche. Sans y arriver, le réalisateur livre néanmoins un trente minutes chargé en tension avec plusieurs moments de suspense de haut niveau. Si ce n'est que pour voir le jeune Bobby défoncer une porte à coups de hache à la Jack Nicholson dans The Shining, ce dernier chapitre vaut le détour.
Dead Of Night est assez représentatif du style préconisé par Dan Curtis, mais il lui manque un petit quelque chose pour être considéré au même niveau que les oeuvres phares du cinéaste. À conseiller surtout aux amateurs de ce dernier. Et pour ceux qui hésiteraient encore, en plus d'offrir pour la première fois sur DVD Dead Of Night, le distributeur Dark Sky Films a eu la brillante idée d'ajouter l'émission originale comme supplément.



• Dead Of Night: A Darkness At Blaisedon (série télé, 1969)


• The Twilight Zone: The Movie (1983)
• Trilogy Of Terror 2 (1996)
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