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DEATH TUNNEL2005
RÉALISATION: Philip Adrian Booth Les initiations étudiantes. Voilà un sujet très intéressant pour un film d’horreur. Lorsqu’un thème aussi intéressant est exploité par des réalisateurs qui savent le mettre en valeur, on risque d’avoir droit à des chefs-d’œuvres cinématographiques. Mais entre les mains de Philip Adrian Booth ce n’est pas du tout le cas et Death Tunnel ne se mérite que la mention de fiasco. Death Tunnel raconte l’histoire d’un groupe d’étudiantes qui doivent passer la nuit dans un sanatorium hanté afin d’être acceptées dans le clan des gars les plus «cool» du collège. Lors des auditions de sélections, cinq filles se retrouvent kidnappées et entraînées dans cet hôpital abandonné qui compte cinq étages. Le but du jeu: cinq filles, cinq étages, cinq heures. Si elles tiennent le coup, elles seront reconnues par le clan. Ce sanatorium avait été construit en 1910, afin d’y mettre en quarantaine les gens malades qui contractaient la peste blanche en attendant leur mort. Depuis sa fermeture, il est hanté par des fantômes au passé tourmenté. Alors que les étudiantes, une par une, deviennent victimes de ce passé tragique, elles y découvrent une longue galerie souterraine de 500 pieds menant vers une voie ferrée où, à l’époque, les corps des patients décédés étaient emportés. Chaque porte conduit vers une nouvelle terreur et chaque corridor mène à une horreur inimaginable, et la seule sortie est de traverser le tunnel de la mort. Le début de Death Tunnel est très prometteur et captivant. Une voix modifiée s’adresse aux filles qui sont observées par une horde de caméras cachées. Pour ajouter une touche de suspense, on présente les personnages et l’histoire grâce à une chevauchée d’image entre coupées du passé, du présent et du futur. Ces images son mélangées à des effets sonores assez angoissants et palpitants. Nous nous retrouvons vite dans un univers qui nous rappelle grandement un croisement entre Saw et The Ring. C'est un mélange intriguant et délicieux qui vous mais bien vite l’eau à la bouche, surtout grâce à la première scène de meurtre. Jusque là, tout va bien, on est emballé et les acteurs sont assez convaincants. Voilà tous des éléments qui nous prédisent un bon moment de divertissement. Par contre, pendant la première heure, nous errons dans une confusion totale. On a du mal à se situer dans le temps et l’histoire nous est très mal présentée. Les segments d’images nous sont lancées trop rapidement. Un peu comme les pièces d’un casse-tête balancées les unes par-dessus les autres et éparpillées dans l’espace temps. Nous n’arrivons pas non plus à cerner le but exact du jeu, ni ce qui se passe vraiment. On ressent une désagréable impression qu’un deuxième visionnement nous sera nécessaire afin de bien maîtriser l’histoire entière. Cependant, on persiste quand même à regarder le film, car on se sent hypnotisé par les images, et sachant bien que les pièces du puzzle prendront à un moment donné leur place respective. Malheureusement, c’est bien le problème et c’est là que ça se gâte... Lorsque deux des personnages entament la conversation révélatrice de l’énigme, un mauvais goût de perte de temps nous remonte dans la bouche. Les acteurs sont de plus en plus mauvais, il n’y a plus rien à comprendre de l’histoire initiale, et on ne perçoit aucune parcelle de logique au film. On s’éloigne de plus en plus du sujet et la fin mériterait l’oscar de la nullité! Death Tunnel aurait très bien pu être un chef-d’œuvre si on tient compte des excellents éléments de base (sujet, images, son). Ces éléments sont cruciaux si on veut capter l’attention du téléspectateur, ce qui a très bien fonctionné dès le début. Mais ce n’est pas assez, il faut aussi savoir les utiliser pour garder l’effet de séduction efficace. Vu la maladresse de l’exposition du scénario, on obtient finalement une médiocrité de laquelle on finit par se replier. Malgré notre confusion quasi totale, la nécessité et l’envie d’un deuxième visionnement nous est carrément fortuite . Bilan final : Quatre dollars largement mal investi, et 1h37 de notre vie qu’on voudrait bien rattraper.
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