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DEMONIC TOYS 2
2010
RÉALISATION:William Buttler
SCÉNARIO:William Buttler
AVEC: Alli Kinzel, Lane Compton, Michael Citriniti, William Marquart et Selene Luna
J’emmerde les jouets démoniaques. Non pas parce qu’ils sont de vilains garnements, mais parce que de les voir en action est une torture en soi.
Après avoir découvert une vieille poupée du 14e siècle, Caitlin, une jeune étudiante en histoire, contacte un évaluateur et un collectionneur de jouets antiques. Ce dernier emmène avec lui sa petite équipe, composée de sa fiancée, son beau-fils, son chauffeur et d’un médium. Malheureusement, leur voiture est volée et tout le monde doit passer la nuit dans le château où fut découverte la poupée. Parmi les bagages du collectionneur se trouve sa collection de jouets rares, dont il ne se sépare jamais. Après que la poupée se révèle être en vie, cette dernière ressuscite les jouets et ceux-ci commencent à tuer tout le monde, les uns après les autres.
Ni spectaculaire, ni minable, Demonic Toys 2 n’arrive tout simplement pas à nous accrocher solidement, laissant nos esprits vaquer à ses occupations. J’avais mis la barre assez basse, mais pas assez apparemment.
Dès le début, Demonic Toys 2 me plonge dans un profond désintérêt total, le film ne dépassant jamais le stade du pauvre téléfilm à maigre budget. Par contre, dès que les jouets retrouvent leur vie, j’ai eu envie de perdre la mienne. Déjà qu’ils ont l’air de jouets achetés dans un mauvais Dollorama, leur personnification est aussi carrément immondes. Les trois jouets se trouvent à rire sans arrêt, avec une voix aiguë. Leurs dialogues ne sont guère mieux, livrant de mauvais « one liners » les uns après les autres, et ce, toujours sur le même ton de voix agressant et strident. On dirait un mélange entre un mongole et Caillou, mais qui sonnerait comme les Chipmunks. Ils n’arrivent jamais à nous foutre la trouille et encore moins à nous faire rire. Ce n’est pas parce qu’une poupée dit des grossièretés que cela devient automatiquement hilarant.
Parlant de mongole, William Buttler ne gagnera certainement pas la palme du meilleur scénario avec Demonic Toys 2. Non seulement le film contient l’histoire d’amour la moins convaincante possible (non pas sans l’aide du magnétisme inexistant des deux acteurs principaux), mais les personnages sont les plus génériques qui soient. Pire, le texte est bourré d’incongruités. Caitlin raconte qu’elle a trouvé la poupée cachée en dessous d’une roche. Plus tard, alors qu’elle et un autre personnage explorent un passage sous-terrain dans le château, elle découvre un puit et des étagères contenant d’affreux produits. Ensuite, surprise, elle découvre que juste à côté, se trouve l’endroit où elle a trouvé la poupée. Mais elle n’a jamais découvert le puit et les étagères la première fois, alors que tout se trouve à deux pieds du trou? Ou alors, lorsqu’on apprend que le chauffeur est en fait un voleur, il sort de son sac une copie conforme de la poupée afin de voler l’original et la remplacer. Mais comment a-t-il fait d’avance pour savoir à quoi ressemblait le jouet?
Si seulement le film débordait d’horreur intéressante. Mais ce serait trop en demander j’imagine, venant de la part d’un putain de film d’horreur? Évidemment, les jouets n’ont aucune présence horrifiante, leurs présences alimentant plutôt notre aliénation à leur égard. Les meurtres qu’ils commettent, eux, ne volent pas plus haut. La plupart ne sont que des gros plans sur des plaies déjà faites hors caméra, et peu sanguignolantes. Sans compter que, pour un film de Full Moon, il y a une utilisation assez intense d’effets spéciaux par ordinateur, ce qui enlève tout le cachet de ce genre de film.
Demonic Toys 2 est le genre de critique que j’aime moins faire. J’ai tellement de choses à dire, et en même temps, si peu! Je pourrais faire des paragraphes entiers sur ce qui cloche dans le film, mais à quoi bon! Tout ce qui est important de savoir c’est : « Ne regardez pas ce film ».



• Demonic Toys (1992)
• Dollman vs Demonic Toys (1993)
• Puppet Master vs Demonic Toys (2004)


• Puppet Master (1989)
• Gingerdead Man (2005)
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