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THE DESCENT2005
RÉALISATION: Neil Marshall Lorsque je pense à ma passion pour les films d'horreur, j'aime bien faire une métaphore avec un pêcheur. Je lance ma ligne à tous les jours dans l'espoir d'attraper un gros poisson. Bien souvent, les poissons sont de taille moyenne, mais il arrive qu'ils soient si petits que je doive les rejeter à l'eau. Tout cela est rapidement oublié lorsque, au bout de ma ligne, se présente un gros poisson! Chers amateurs de films d'horreur, je vous invite à lancer votre ligne en direction de The Descent, car ce poisson est gros en titi et il mord en maudit!!! Le résumé de The Descent est fort simple. Six copines s'organisent un voyage d'escalade dans une grotte en Caroline Du Nord. Après être descendues très creux dans des lieux rarement explorés, le groupe d'amies est victime d'attaques de la part de bestioles mi-humaines vivants dans les bas fonds de la caverne. En dire plus ne ferait que vous gâcher les plaisirs que procure le film. Le cinéaste britannique Neil Marshall s'est bâti une solide réputation avec son premier film, Dog Soldiers, sorti en 2002. On dit souvent que c'est avec le deuxième film d'un cinéaste qu'on voit l'étoffe de celui-ci. Avec The Descent, Marshall prouve non seulement qu'il n'est pas un feu de pailles, mais aussi qu'il a sa place parmi l'élite de l'horreur! The Descent est l'archétype même du film d'horreur classique. Il ne contient aucun superflu. Que des éléments essentiels à la confection d'un chef-d'oeuvre de l'horreur!! Et chef-d'oeuvre ... The Descent en est définitivement un! Après un premier cinq minutes fertiles en émotions, le film freine la cadence pour nous offrir du développement de personnages. Le scénario prend bien son temps pour nous présenter les six protagonistes, mais surtout, pour les faire descendre bien profondément dans la caverne. À mesure que l'histoire progresse, le sentiment de claustrophobie s'installe tant chez les personnages que chez les spectateurs. Aidé de magnifiques décors et d'un minimum d'éclairage, Marshall réussit parfaitement à nous faire sentir à l'intérieur de la caverne avec les six filles. Puis, vient le moment tant attendu de tous amateurs de films d'horreur: l'apparition des monstres! Du moment que les monstres font leur apparition, le film devient extrêmement effrayant et angoissant. Assis sur le bout de mon siège, j'ai dû faire le saut une bonne dizaine de fois, si ce n'est pas plus. Les attaques des monstres se font sans avertissement et sont extrêmement brutales. Marshall a su bien doser le gore, qui est présent, sans pour autant empiéter sur le suspense. Le mot d'ordre pour The Descent est le réalisme, et malgré la présence de monstres, le film tient parole. Les monstres sont très bien faits. Leur look ressemble à celui d'un humain albinos déformé. Ils sont très épeurants et Marshall leur a donné des attributs bien originaux. Le plus particulier est qu'ils sont aveugles et doivent se fier à leurs autres sens pour chasser leurs proies. Avec une ou deux bonnes suites, les bestioles pourraient facilement devenir des emblèmes du cinéma d'horreur. Par contre, The Descent n'est pas seulement qu'un simple film de monstres. Comme l'indique le titre, le film est une descente. Celle-ci se fait non seulement dans la caverne, mais plus principalement dans les bas fonds de la folie! Une des filles du groupe n'est pas très saine d'esprit et le traumatisme qu'elle vivra ne sera pas très bénéfique pour sa condition mentale. L'excellente finale (celle de la version originale britannique, puisque la version américaine diffère légèrement) illustre à merveille ce propos et en fera sourciller plusieurs par son ambiguïté. Puisqu'il ne sort qu'en 2006 en Amérique Du Nord, The Descent est beaucoup comparé à The Cave de Bruce Hunt. Les deux films ont une prémisse semblable, mais les comparaisons s'arrêtent là. The Cave est un divertissement correct, l'équivalent d'un repas dans un fastfood. Pour sa part, The Descent est un bon petit filet mignon accompagné de légumes. Bien après l'avoir dégusté, on y pense encore! Ne vous laissez pas influencer par les insuccès de The Cave. The Descent mérite beaucoup mieux que d'être comparé à un sous produit hollywoodien. C'est avec des films comme Alien et Deliverance qu'il devrait être comparé. La simplicité et la subtilité règnent toujours dans le royaume de l'horreur. Dieu merci, il y a encore quelques cinéastes qui sont au courant et Neil Marshall fait partie de ceux-ci. The Descent est tout simplement génial, ne le ratez surtout pas!
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