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DESTINED TO BE INGESTED
2008
RÉALISATION: Sofian Khan
SCÉNARIO: Amanda Cole et Sofian Khan
AVEC: Amanda Cole, Suzi Lorraine, Theodore Bouloukos, Kris Eivers et Manuel Fihman
Je me doutais bien que j’allais y goûter, ce n’était qu’une question de temps. J’avais jusqu’ici échappé à certains des pires films de 2010 selon mes confrères (Saw 3D, 2001 Maniacs, Vampires Suck pour ne nommer que ceux-là) mais là, je crois qu’on a voulu me punir de m’être terré sous les draps du cinéma respectable tout au long de l’année. Oui, j’ai lâchement fuis le navet en 2010 et oui, j’ai mérité une aussi douloureuse tâche que de me taper cette chose du début à la fin. Sans plus tarder, laissez-moi vous introduire au plus pénible des longs métrages d’horreur à paraître en 2010, j’ai nommé Destined to be Ingested.
Le marketing autour de Destined to be Ingested laisse croire à un film de cannibales appartenant à la vieille école italienne (son titre de production était Holocaust Holocaust…), ce qui d’entrée de jeu, n’est pas du tout le cas. En gros, l’histoire est celle de deux couples de vacanciers et leur capitaine de bateau dénommé Macho, qui se perdent en mer et se retrouvent sur une île d’apparence déserte. Quand Macho est témoin du meurtre de l’un des couples par un indigène, il s’enfuit lâchement avec son bateau, laissant le couple de survivant formé d’Anna (Amanda Cole) et Tom (Kris Eivers) sans moyen de quitter l’île.
Affolé par la situation, Tom entreprend de construire un radeau qui s’avère être un échec total. Peu de temps après, il se fait tuer et son assassin aborigène tombe follement amoureux de sa fiancée Anna. Les mois passent, Anna qui est enceinte de son agresseur s’accoutume à sa nouvelle vie, mais le reste de la tribu n’accepte pas sa présence. Les choses tournent décidément au ridicule le plus complet, quand le couple assassiné au début du film revient terroriser la tribu sous forme de zombies (?). Anna décide qu’il est temps de quitter l’île (pour vrai?!) et s’enfuie sur un kayak qui curieusement, traîne tout près du village. Fin.
Ed Wood et Bruno Mattei en seraient eux-même déstabilisés. Il n’y a absolument rien de respectable dans ce fiasco. Du scénario aux comédiens, en passant par les dialogues et les valeurs de productions, Destined to be Ingested n’a aucun rythme, aucun sens et aucun respect pour l’intellect du spectateur. Comme pour rendre les choses encore pires, le film a été doublé (probablement à cause d’une mauvaise captation de son synchro au tournage) de façon tellement monotone, que l’on jurerait que les comédiens se sont rendu compte de l’ampleur du désastre en se doublant eux-mêmes. Pire encore, me croiriez vous si je vous disais que le désastre s’étend jusqu’à l’utilisation d’un fondu enchaîné en forme de dents de scie après une inutile scène de requin?
La principale insulte réside dans le scénario. Toutes les mises en situations ne mènent nulle part! Ce n’est qu’un collage d’idées disparates, sans fil conducteur, qui se terminent constamment en queues de poisson. Les comédiens n’ont pas de félicitations à recevoir non plus. Desservis par une quantité ahurissante d’échanges verbaux sans queue ni tête, il est virtuellement impossible de compatir ou de s’intéresser à leur sort. Chaque personnage est cruellement démuni de personnalité et de crédibilité.
À quoi bon m’acharner d’avantage à essayer d’expliquer l’inexplicable; Il faut le voir pour le croire. Chasseurs de navets, ne cherchez plus. Votre ultime trophée sera en vente libre, sans restriction de quotient intellectuel, un peu partout sur le continent à compter du 7 Décembre 2010; Une punition nommée Destined to be Ingested. C’est ainsi que je décerne cette note si convoitée par les cinéastes sans talent, le Klondike de la médiocrité cinématographique : Mon premier 0 sur 5 chez Horreur-Web.com. « Félicitorchon »!



• Holocaust Holocaust (titre de production)


• Anthropophagus (1980)
• Man From Deep River (1972)
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