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THE DEVIL BAT
1940
RÉALISATION: Jean Yarbrough
SCÉNARIO: John T. Neville
AVEC: Bela Lugosi, Suzanne Kaaren, Dave O'Brien, Guy Usher et Yolande Donlan
La défunte compagnie Producers Distributing Corporation (PDC) se fait racheter et devient Producers Releasing Corporation (PRC). C’est une petite compagnie qui développe de petit film. Mais le succès de The Devil Bat, grâce à Bela Lugosi, devient son plus gros hit. Ils produironts même une fausse suite, Devil Bat’s Daughter et un remake nommé The Flying Serpent.
Le bon docteur Carruthers s’est fait baiser. Alors qu’il invente des produits pour une compagnie pharmaceutique, cette dernière lui propose de devenir actionnaire, mais il refuse. La compagnie fait alors des millions avec les produits de Carruthers et lui verse un salaire minable. Frustré, Carruthers crée un nouvel après-rasage qui a pour particularité de rendre agressive sa chauve-souris mutante. Il assassine donc un à un ceux qui lui ont fait du mal, alors qu’un journaliste et son photographe tente de percer le mystère derrière les meurtres.
Aaah Bela Lugosi! Cet acteur fétiche a fait plusieurs des meilleurs films d’horreur de tous les temps. À lui seul, il réussissait à faire des classiques avec des séries B. C’était le roi Midas des films d’horreur. Cependant, malgré son don formidable, il n’avait pas toujours le bon jugement pour choisir ses projets, tel que The Devil Bat, film qui n’a de mérite parce que Bela Lugosi joue dedans.
Bizarrement, ce n’est pas la partie où une chauve-souris mutante attaque des gens grâce a de l’après-rasage qui est la plus ridicule du scénario, mais bien tout le reste. Par exemple, le journaliste et son crétin de photographe arrivent en ville, vont voir le chef de police pour des informations et celui-ci accepte sur le champ l’aide du journaliste pour faire l’enquête à sa place. À ma connaissance, c’est assez peu professionnel de sa part et complètement ridicule, ce qui le place pas très loin du niveau de compétence du Chef Wiggum des Simpsons. Même chose pour l’histoire d’amour tout aussi ridicule du film où, sans rien dire, le journaliste réussit à courtiser la jeune femme. C’est comme suivre une comédie romantique dont toutes les scènes de cruises sont enlevées au montage et qu’on nous laissent juste les conséquences des actes. Au lieu de faire dans l’épouvante, le scénario se trouve plutôt à être une comédie centrée sur les bouffons que sont le journaliste et son photographe.
Mais le plus ridicule est justement ce dernier, interprété par Donald Kerr, qui est sans contredit, le pire « side-kick » de l’histoire du cinéma. Il est supposé être le "comic relief" du film, mais ses blagues tombent à plat. Pire, l’acteur tombe carrément à plat lui-même tellement il joue de façon grossières. Laurel et Hardy ont l’air de tragédiens Shakespeariens comparés à lui.
Évidemment, le photographe n’aide pas la cause de la réalisation peu effrayante. Bien que le film soit tourné en 1940, avec les effets spéciaux du temps, ceux-ci sont particulièrement peu réussis. La chauve-souris n’est qu’une grosse poupée cheap qui ne bouge pas d’un poil. Afin d’effrayer le spectateur, de temps en temps on insèrera d’énormes close-up d’une vraie chauve-souris, essayant de la faire passer pour le monstre. Les scènes d’attaques ne sont pas plus impressionnantes. On nous passe chaque fois le même plan de la chauve souris qui descends des airs, lance un cri super aiguë et on coupe vers la victime qui reçoit la fausse chauve-souris dans la face, la prend et fait semblant de se faire attaquer par elle en la manipulant lui-même. On a déjà vu plus convaincant.
Devant tous ces mauvais points, vous vous dites sûrement « Ah! Au moins, on peut admirer Lugosi! ». À ceci, je répondrais oui et non. Oui car, même dans ce film moyen, Bela Lugosi rayonne de charme. Cependant, son personnage est relégué au deuxième plan et on le voit à peine. Et lorsqu’on fini par avoir droit à sa présence, c’est souvent pour répéter des actions déjà faites dans le film et usé à la corde sa seule bonne réplique, livrée au début. On nous vend le film autour de Bela Lugosi, mais on nous en donne a peine pour notre argent. Un peu comme a fait Rob Zombie avec Halloween! Il nous vendait l’idée de revoir Micheal Myers, mais nous sert plutôt une pauvre petite lavette à sa place.
The Devil Bat vaut la peine d’être vu une fois malgré tout. C’est un film de Bela Lugosi et le long métrage possède quand même un minimum de charme comme la plupart des films de cette époque. Avec 68 minutes derrière la cravate, c’est un film parfait pour se reposer le cerveau.



• Devil's Bat Daughter (1946)
• The Flying Serpent (1946)


• The Black Cat (1934)
• The Abominable Dr. Phibes (1971)
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