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THE DEVIL'S CHAIR
2006
RÉALISATION: Adam Mason
SCÉNARIO: Adam Mason et Simon Boyes
AVEC: Andrew Howard, David Gant, Elize du Toit, Louise Griffiths et Matt Berry
Look at this poorly written, badly acted bullshit. Is there any truth in these B-movie banality? No. There is no truth. I tell you what party people... You geeks and freaks, you bloodthirsty morons, fuck you! You deadbeat midnight freak, geek-witted, torture-porn gore whores. I know what you're looking for. So have, take it. Fair thee well, and fuck you very much!
Ces belles paroles, elles sortent de la bouche de Nick West, personnage central de The Devil's Chair. Et, cher cinéphiles, elles vous sont gracieusement dédiées!
À la recherche de sensations fortes, Nick West amène sa copine dans un asile abandonné. Après avoir consommé de l'acide, West et sa copine s'installent sur une vieille chaise de torture pour forniquer. Mais voilà que la chaise emprisonne sa copine qui disparaît aussitôt. Bien entendu, personne ne croit la version de West qui est interné dans un hôpital psychiatrique. Quatre années s'écoulent, et Nick est libre comme l'air ... à une condition. Il doit aller passer une journée dans le fameux asile avec son médecin et trois de ses étudiants, question d'étudier sa réaction. Et c'est bien plus que ces réactions qu'aura la chance d'analyser le médecin!
Tout comme le faisait Funny Gammes, The Devil's Chair brise les barrières du quatrième mur pour venir questionner la relation entre le spectateur et la violence qu'il consomme banalement. Mais les cinéastes Adam Mason et Simon Boyes (Broken) le font avec beaucoup plus de condescendance, allant jusqu'à carrément insulter le spectateur, mais surtout dénigrer sans pitié la performance des acteurs et le talent même des scénaristes! Ceux qui cherchent en The Devil's Chair un film qui suit des règles de narration préétablies seront déçus, puisque The Devil's Chair évolue selon sa propre logique sans jamais en élaborer les balises. L'histoire est narrée par le protagoniste, mais celui-ci ne se contente pas de commenter la prémisse, mais plutôt de nous entraîner dans sa mentalité hyper sarcastique et glauque.
Et ce n'est que la pointe du iceberg, puisque The Devil's Chair est un film savoureusement étrange qui s'inspire allégrement de Hellraiser, From Beyond, Pumpkinhead, Silent Hill et Haute Tension tout en demeurant fidèle à sa logique tordue. Le film d'Adam Mason est avant tout un film de monstres, un espèce de Hellraiser inversé dans lequel d'innocentes victimes sont aspirées dans un univers parallèle où des créatures assoiffées de sang sèment la terreur. Malgré un mince budget, le réalisateur s'éclate, offrant un film visuellement granuleux et sanglant comme ce n’est pas possible. Le dernier droit du film, fait agréablement pensé à Haute Tension de par son réalisme en matière de gore et surtout de par l'utilisation plus qu'adéquate de la musique.
Mais attention, The Devil's Chair n'est définitivement pas pour tout le monde. La manie de Nick West d'arrêter la projection du film pour déblatérer sur celui-ci est agaçante, même si cela donne droit aux meilleurs moments du film. Le scénario quant à lui, n'offre aucune piste logique quant aux événements de l'histoire, un élément d'autant plus frustrant vu la nature du revirement final.
Mais personne ne peut accuser Adam Mason de ne pas tenter de briser le moule. The Devil's Chair est un film audacieux, hyper sanglant et surtout stimulant intellectuellement. Qu'on aime ou pas, il est difficile de résister à la tentation de le visionner une second fois, question d'en déceler toutes ses facettes. Et qui n'aime pas se faire verbalement insulter par le film qu'il regarde?



• La Chaise Du Mal (version française/Québec)


• From Beyond (1986)
• Hellraiser (1987)
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