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THE DEVIL'S REJECTS2005
RÉALISATION: Rob Zombie Je ne suis pas un fan de House Of 1000 Corpses, mais je suis quand même capable d'admettre que le premier film de Rob Zombie a de nombreuses qualités. Après avoir lu plusieurs critiques élogieuses sur la suite, The Devil's Rejects, j'ai décidé de plonger une fois de plus dans l'univers "Rob Zombie". Le film débute peu de temps après la fin de House Of 1000 Corpses. Le shérif Wydell a réussi à localiser la famille Firefly, coupable de près d'une centaine de meurtres. Les policiers encerclent leur maison, réussissent à capturer la mère de la famille, mais les autres s'enfuient sans trop de misère. Accompagnés du Capitaine Spalding, Baby et Otis prennent la fuite sur les routes des États-Unis, non sans laisser plusieurs victimes derrière eux. Le shérif Wydell va utiliser tous les moyens pour les retrouver car il veut venger le meurtre de son frère, assassiné par la famille Firefly. The Devil's Rejects est venu me confirmer que les goûts de Rob Zombie et les miens ne sont pas compatibles! Tout comme c'était le cas avec le premier film, je crois que The Devil's Rejects est un film de qualité, extrêmement bien réalisé. Encore une fois, Rob Zombie nous offre un hommage aux films d'horreur et d'exploitation des années 70. Si, dernièrement, plusieurs films ont réussi à clôner le look des films de cette époque (Haute Tension, Texas Chainsaw Massacre '03, Jeepers Creepers), The Devil's Rejects est le seul à en posséder l'âme. De plus, Zombie a parsemé son film de plusieurs caméos qui feront plaisir aux amateurs de films d'horreur. Parmi ceux-ci, on retrouve Ken Foree (Dawn Of The Dead), Michael Berryman (The Hill's Have Eyes), PJ Soles (Halloween), Danny Trejo (From Dusk Till Dawn), Geoffrey Lewis (Salem's Lot) et Mary Woronov (Eating Raoul). Et c'est sans oublier les excellentes performances des acteurs principaux ! Malgré tous ces encensements, je n'ai pas plus aimé The Devil's Rejects. J'ai trouvé que le film était très ordinaire et manquait énormément de rythme. Ce qui m'a le plus dérangé c'est la violence gratuite. Ça peut paraître absurde venant de la bouche d'un fan de The Texas Chainsaw Massacre et Dead Alive, mais outre deux ou trois exceptions, je n'ai pris aucun plaisir à regarder la violence de The Devil's Rejects. Je n'ai pas trouvé le film offensant ou même dégoûtant, juste superflu. On dirait que Rob Zombie a greffé de la violence juste pour sa satisfaction personnelle. The Devil's Rejects regorge de scènes de tortures et d'humiliations qui aurait dû me choquer ou me terrifier, mais elles m'ont seulement ennuyé. Voir un maniaque passer son fusil dans la petite culotte d'une victime pendant deux minutes, ça ne m'intéresse pas de regarder ça s'il n'y a aucune tension ou raison derrière le geste. Les maniaques de The Devil's Rejects tuent sans motif intéressant, si ce n'est que pour satisfaire les rages de gore et de violence du réalisateur. Contrairement à des films tels que Henry: Portrait Of A Serial Killer ou Natural Born Killers, celui de Rob Zombie ne contient aucune critique sociale, ni même une étude de la psychologie de ses meurtriers. Les jurons tels que "fuck" et "shit", ainsi qu'un humour enfantin, viennent tacher un scénario prometteur. Rob Zombie est un excellent réalisateur qui a beaucoup de flair visuel. Si seulement il pouvait nous pondre un scénario songé qui utilise la violence pour accentuer l'impact de son intrigue et non l'inverse. Je n'hésite pas à vous recommander The Devil's Rejects si vous êtes fans de Rob Zombie ou des films d'exploitation des années 70. Le film s'est bâti une légion de fans en peu de temps. Malgré mon respect pour l'oeuvre, je n'en fais malheureusement pas partie.
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