|
![]() ![]() ![]() ![]() ![]()
DIARY OF A CANNIBAL2007
RÉALISATION: Ulli Lommel Au début des années 2000, un dénommé Armin Meiwes a tué et mangé un homme pour satisfaire ses pulsions cannibales. Le plus dégoûtant de l'histoire est que la victime était consentante et avait préalablement répondu à une annonce que Meiwes avait publiée sur Internet. Cette histoire sordide n'a pas tardé à faire le tout des médias en plus d'inspirer plusieurs cinéastes. Après Martin Weisz (Grimm Love) et Marian Dora (Cannibal), c'est au tour du très prolifique, mais très mauvais Ulli Lommel (The Boogeyman) de nous gratifier de sa version. Après s'être rencontré grâce à Internet, Noelle et Adam sont tombé follement amoureux l'un de l'autre. Profitant de la dépendance de sa nouvelle copine, Adam lui propose un projet hors de l'ordinaire. Le jeune homme est tellement amoureux de sa dulcinée qu'il aimerait qu'elle et lui ne fassent qu'un! Et ce n'est pas de mariage dont on parle... Adam veut littéralement se faire manger par Noelle. C'est alors que le couple part dans le désert pour exécuter leur plan macabre. Diary Of A Cannibal a le culot de débuter avec une citation de Jésus Christ superposée sur une peinture d'Edvard Munch!! D'emblée, Le réalisateur Ulli Lommel place la barre haute et ne parvient jamais à combler les attentes. Diary Of A Cannibal ressemble à un film artistique raté réalisé par un étudiant prétentieux qui, avec béret et foulard, rêve de devenir le prochain Fellini!! En plus de travailler à partir d'un scénario inexistant, Lommel s'est largement compliqué la vie en offrant un montage décousu. Ce dernier alterne aléatoirement entre les scènes narratives, les flashbacks et les montages. Le film n'est réellement constitué que de 45 minutes de matériel original qui revient constamment sous tout sorte de forme. Certaines scènes apparaissent sans arrêt rendant le film très pénible à supporter. Par contre, le plus gros défaut de Diary Of A Cannibal est d'avoir transformé une histoire incroyablement malsaine en un fait divers anodin. L'idée pourtant simple du scénario est géniale et donne des frissons à elle seule. Avec son incompétence démesurée, Lommel en a plutôt fait une expérimentation pour satisfaire son égaux, sans se soucier que le résultat final allait être visionner par des milliers de cinéphiles (nombre qui sera, je l'espère, en baisse après la publication de cette critique). Pour ajouter à cela, les deux acteurs principaux sont atroces et à aucun moment il est possible de croire à l'authenticité de l'histoire. La scène où Adam tente de convaincre sa copine de le manger est assez mémorable en terme de stupidité. Malgré sa médiocrité, Diary Of A Cannibal procure étrangement un certain divertissement. Tel un passant sur les lieux d'un accident, il est difficile de dériver le regard du gâchis présenté. Avec son approche "cinéma-vérité", le film de Lommel interpelle notre côté voyeur et ce, même si le produit final n'a rien d'attirant. Voir Lommel s'enliser profondément dans la médiocrité à chaque minute est une sensation satisfaisante compte tenu du temps perdu à regarder le film. Diary Of A Cannibal est disponible sur DVD, gracieuseté de Maple. Le DVD contient une piste de commentaires audio avec Lommel et des bandes-annonces. Lommel semble s'être trouvé un producteur attardé qui accepte de financer tous ces films sans poser de questions! Dans les deux dernières années, le cinéaste en herbes a réalisé pas moins de huit films d'horreur plus mauvais les uns que les autres. Diary Of A Cannibal semble être l'apogée de cette lancé! Il serait peut-être temps que ça arrête! Évitez ce film!
| |||