THE DISAPPEARANCE OF ALICE CREED
2009
RÉALISATION: J. Blakeson
SCÉNARIO: J. Blakeson
AVEC: Martin Compston, Eddie Marsan et Gemma Arterton
Un autre titre inscrit sur ma liste de Fantasia 2010, mais qui en fin de compte m’a échappé en cours de sélection entonnoir, The Disappearance of Alice Creed à dû, lui aussi, attendre sa sortie DVD pour se mériter l’honneur d’une critique par votre (pas si) humble chroniqueur.
C’est très difficile de résumer The Disappearance of Alice Creed sans vendre de punch ou donner à l’histoire une allure banale. Les surprises fusent de toutes parts dans ce thriller anglais réalisé de main de maître. Et que Dieu m’en soit témoin, je ne donnerai rien sauf l’envie de le visionner à mes chers et libidineux lecteurs.
Victor (Eddie Marsan) et Danny (Martin Compston) n’ont rien laissé au hasard. Ils se sont vastement équipés, ils ont transformé un petit appartement en véritable cellule insonore, ils ont étudié les situations psychologiques et physiques que pourraient engendrer un kidnapping, autant pour eux que leur victime, bref, ils ont fait leurs devoirs et s’apprêtent à effectuer leur sale besogne en toute confiance. Les deux ex-prisonniers kidnappent Alice Creed (Gemma Arterton), une splendide jeune femme issue de famille fortunée, afin de faire cracher 2 millions de livres sterling à son père. Tout se déroule à merveille jusqu’à ce que Danny, quelque peu ébranlé par la situation, flirte avec l’idée de rendre une visite charnelle à Alice (pulsions qu’il saura toutefois contenir). C’est quand Alice manifeste le besoin d’« évacuer » que Danny commet sa première erreur. Alice, qui ne peut procéder si Danny la regarde, lui demande de se retourner le temps d’accomplir son besoin. Elle en profite pour l’assommer avant de lui ravir son révolver.
Désolé, je ne peux en dévoiler d’avantage, mais à partir de ce moment, le réalisateur J. Blakeson met à profit toute son habileté en entreprenant une série de revers aussi surprenants les uns que les autres qui je le promets, saura vous tenir en haleine jusqu’au bout.
Pour une rare fois cette année, c’est avec un peu de regret que je me rends compte que j’aurais beaucoup aimé assister à cette projection au festival, m’ayant donné l’occasion de voir ce film avant tout le monde et d’en répandre la bonne nouvelle plus tôt. The Disappearance of Alice Creed est d’une rare intensité. Merci à ses personnages fort bien écrits, ses performances très crédibles et son scénario aux multiples torsions, ce premier long métrage de J. Blakeson est une réussite sur toute la ligne.
Je me suis prêté au jeu des critiques quelques heures avant de visionner The Disappearance of Alice Creed, histoire de voir ce que mes pairs en ont pensé. Beaucoup d’entre eux accentuent la nudité récurrente de Gemma Arterton dans leur texte, me laissant sur la question : Qui est donc cette Gemma Arterton? (En addition à une recherche d’images Google, bien entendu). Et bien, si comme moi vous n’êtes ou n’étiez pas familier avec la grande brune britannique, elle doit sa popularité à ses rôles dans Quantum of Solace et Clash of the Titans, rôles dans lesquels beaucoup de jeunes et moins jeunes hommes ont pu la déshabiller du regard. Voilà donc pourquoi ce film anglais indépendant était si attendu…(?)
Je dois l’avouer, madame Arterton est d’une beauté saisissante. Mais honnêtement, The Disappearance of Alice Creed a beaucoup plus à offrir que quelques boobs shots. En fait, J. Blakeson à créé un thriller qui frôle dangereusement la perfection. En addition à la tension constante et palpable, les nombreux revirements de situations sont littéralement indiscernables. Voilà un film qui vient de se tailler une place de choix dans mon top 10 de 2010.



• La Disparition d’Alice Creed (titre français/France)


• Sympathy for Mr. Vengeance (2002)
• Kidnapped (1974)
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