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DISTURBIA2007
RÉALISATION: D.J. Caruso Inspirés par Martha Stewart et son emprisonnement à la maison, Christopher B Landon et Carl Ellsworth ont décidés de transposer cet élément à travers une révision du classique d’Alfred Hitchcock, Rear Window. Ici, la jambe cassée est remplacée par un petit bracelet qui empêche les déplacements. Est-ce que ces changements subtils réussissent à nous plonger dans ce film sans puer le plagiat? C’est ce que nous allons voir... Affecté par la mort de son père survenue un an auparavant, Kale, dans un accès de colère, frappe son professeur. Ce dernier décide de le poursuivre et notre jeune héros se retrouve emprisonné à la maison. N’ayant rien d’autre à faire, Kale commence à espionner ces voisins, particulièrement sa nouvelle voisine, Ashley et son autre voisin, Mr. Turner. C’est alors que Kale, avec l’aide de son meilleur amie et de sa voisine, espionnera Turner, car il est persuadé que ce dernier est un tueur recherché par la police. Landon et Ellsworth se sont évidemment grandement inspiré de Rear Window pour tracer les grandes lignes de leur histoire, mais sinon, c’est un long métrage complètement différent auquel nous avons droit. Premièrement, parce que la première partie de Rear Window n’avait pas l’air d’un film pour ados. Le film commence très fort avec une scène qui vient nous frapper de façon inattendue, un peu comme The Descent. Mais tout de suite après, le film d’ados embarque et on voit trois jeunes se cruiser, espionner une fille en bikini et faire des pitreries. Cette partie est divertissante et permet de nous présenter les personnages et apprendre vraiment à les connaître. Autre qualité de cette façon de faire, c’est que l’histoire d’amour se déroule avant que le suspense n'embarque vraiment. Or, on n’est pas extirpé de l’action pour voir les deux protagoniste se courtiser. Landon et Ellsworth se débarrassent de cela dès le début pour laisser par la suite place à l’horreur et aux frissons. L’action commence après le premier baiser des jeunes amoureux. Mais sinon, le reste du scénario est assez linéaire. On devine facilement ce qui va se passer après une dizaine de minutes dans le film. Mais étonnamment, le manque de surprise n’enlève rien au charme et à la qualité du film. Durant ce développement, on a droit à quelques scènes de suspense bien placées et à un rythme lent, mais efficace. D’ailleurs, mis à part Rear Window, Disturbia m’a fait penser à The Burbs de Joe Dante, de part son développement et son humour. Comme dans ce dernier, le tout est fait de façon à ce que l’on soit persuadé que le voisin est bel et bien coupable, mais c’est le déroulement de l’enquête qui est intéressant à regarder. D.J.Caruso a surtout réalisé des drames et des suspenses et il transmet parfaitement ce genre dans son film. À plusieurs reprises, je me sentais sur le bord de ma chaise pendant que les événements se déroulaient. Je pense en autres lorsque Ronnie, le meilleur ami de Kale, doit entrer par effraction dans l’auto de Turner et qu’Ashley est en train de suivre ce dernier pour être sûr de ne pas se faire prendre. De plus, Caruso réussi très bien à imprégner cette partie d’une atmosphère claustrophobique alors que Kale suit l’enquête de sa fenêtre à l’aide de plusieurs gadgets. D’ailleurs, il y a justement une scène hommage à The Blair Witch Project lorsque Ronnie entre dans la maison de Turner et filme ses aventures à l’aide d’une camera sur le mode « nightvision ». Mais contre toute attente, le dernier quinze minutes du film change complètement de registre et devient plutôt un slasher pur et dur. C’est alors que Turner se mets à attaquer tout le monde pour avoir la paix. On a alors droit à des rebondissement de slasher, tel que le héros qui se fait emprisonner, mais réussit a s’échapper pour sauver tout le monde, le policier qui se fait attaquer, le héro qui doit sauver quelqu’un proche de lui pour se pardonner ses erreurs du passé, etc... . Mais on a aussi droit à une réalisation serrée et à une utilisation du son intéressante. Pendant que Kale se promène dans le sous-sol, en pleine noirceur et entend ce qui se passe en haut, on entend en bruit de fond les cris étouffés de la personne qu’il doit sauver. Disturbia est une très belle surprise! Alors que je m’attendais pas a grand-chose mis à part un eniéme remake, j’ai plutôt écouté un bon petit film qui mélange plusieurs genres et qui démontre le talent certain du jeune Shia Labeouf et celui du toujours inquiétant David Morse.
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