DOOM

2005

RÉALISATION: Andrzej Bartkowiak
SCÉNARIO: Dave Callaham et Wesley Strick
AVEC: Karl Urban, Rosamund Pike, Deobia Oparei, Robert Russel et The Rock

Doom est une de ses enièmes adaptations d’un jeu vidéo. Pour certains jeux ( Resident Evil, Silent Hill, etc... ), je peux très bien comprendre que l’on veuille en faire des films. Ils ont une certaine valeur cinématographique, ne serait-ce que par une ambiance projetée durant le jeu ou par une histoire complexe et intéressante. Mais, lorsque le seul but d’un jeu est de tuer des monstres et que l’histoire est simpliste ( les portes de l’Enfer ont été ouvertes et c’est le bordel! ), je ne vois pas l’intérêt d’en faire une production cinématographique.

Un commando d’élite a pour mission d’aller sur Mars. Quelque chose s’est produit dans les laboratoires et ils doivent enquêter. Ils devront s’y rendre à l’aide de « l’Arche », une construction bâtie par une ancienne civilisation qui permet de se rendre sur la planète rouge. Rendus là-bas, ils découvriront d’étranges créatures.

Difficile de faire un résumé de ce film. Ceux qui connaissent le jeu savent que l’histoire est aussi mince qu’une feuille de papier. Il y a des méchants et les bons doivent tirer dessus. Mr. Bartkowiak, a qui l’on doit des films dignes d’Oscars tels que Romeo Must Die, Exit Wounds et Cradle 2 The Grave, a essayé de faire un mélange de film d’horreur et d’action. Malheureusement, c’est aussi réussi qu’une lasagne à la terre cuite.

Par où commencer... Essayez de faire une liste avec tous les plus gros clichés des films d’horreur et d’action. Mélangez-les avec des clichés de films hollywoodiens, avec un soupçon d’acteurs sans présence, un brin d’humour juvénile, le tout servi sur un budget de 70 millions. Ajoutez à cela une réalisation qui n’effraierait pas une fillette de quatre ans et vous avez Doom. Il y a tellement d’éléments dans ce film que je n’ai pas aimés que je pourrais en parler pendant des heures ( ce que j’ai d’ailleurs fait aujourd’hui au travail et j’en ai eu pour la journée à descendre le film ). Les dialogues sont composés principalement de répliques à la Schwarzenegger : « Je n’aime pas ( Insérez le mot de votre choix!) ». Un peu plus tard dans le film : « Voilà pourquoi je n’aime pas ( Insérez le mot de votre choix! ) ». Vous voyez le genre? Imaginez le type de personnage qu’Arnold joue habituellement, et faites-en sept pâles copies dans votre film! Le scénario ne brille pas non plus par sa qualité. Non seulement les scripteurs ont changé l’histoire du jeu ( qui est sensiblement plus intéressante ), mais la leur n’a ni queue ni tête. Les revirements de situations sont non seulement bâclés, mais absolument farfelus. On ne nous explique rien en détails et on nous laisse sur notre faim. De plus, ça paraît que la réalisation a été exécutée par quelqu’un qui est habitué de faire des films d’action. Il n’y a pas énormément d’horreur, mais lorsque cela arrive, c’est fait avec amateurisme.

Il y a deux scènes, entre autres, qui m’ont réellement fait débarquer du film. La première étant la fameuse scène tournée à la première personne, comme dans le jeu. Elle dure cinq minutes : c’est long, plate, sans intérêt, ça ne renouvelle rien au genre et c’est complètement inutile. Elle ne fait que débalancer le rythme du film. La deuxième étant le combat final entre Urban et The Rock. Tout d’un coup, nous ne sommes plus dans un film d’horreur ou militaire. On a droit à un combat à mains nues entre les deux hommes! Je ne peux dévoiler de secrets par rapport à cette scène, mais vous comprendrez si vous le voyez. À partir de ce moment, je regardais régulièrement ma montre tellement j’avais hâte que le film se termine.

En gros, j’ai détesté cela. Doom un mauvais film. La preuve : j’ai été le voir avec mon frère, qui est persuadé que les films de Steven Seagal sont des chef-d’œuvre. Il a détesté Doom.
  • Scary McLarry

  • Resident Evil (2002)
  • Alone In The Dark (2005)

    Venez discuter de Doom sur le forum.