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DOOMSDAY
2008
RÉALISATION:Neil Marshall
SCÉNARIO:Neil Marshall
AVEC: Rhona Mitra, MyAnna Buring, Adrian Lester, Bob Hoskins et Malcom McDowell
Depuis quelque temps, je me retrouve à lire que des romans sur des mondes postapocalyptiques. Pour une raison que j’ignore, je ne peux m’en passer, comme une femme enceinte qui ne veut manger que du yogourt, des cornichons ou du pâté chinois. C’est en regardant dans ma collection que je me suis rappelé Doomsday, un film situé justement dans un monde postapocalyptique.
En 2008, un virus mortel frappe l’Écosse. Sans vaccin, les autorités décident d’isoler le pays complètement en érigeant un mur gigantesque. Vingt-sept ans plus tard, le virus est mystérieusement apparu à Londres. Le premier ministre dépêche une équipe pour retourner en Écosse après avoir aperçu des survivants, espérant trouver un vaccin. C’est alors que nos héros découvrent une société pervertie où règne le viol, le meurtre, le cannibalisme et le chaos.
Difficile de croire que Neil Marshall, le génie derrière The Descent et Dog Soldiers ait pu orchestrer Doomsday. Non pas que ce soit un mauvais film d’action, il est juste trop bourré de clichés venant de la part de celui qui a fait un chef-d'œuvre unique avec The Descent. Disons que je me serais attendue à mieux de sa part. Les personnages, principalement l’héroïne, sont calqués sur ce qui s’est déjà fait des milliers de fois. Nous avons des héros unidimensionnels qui n’éprouvent aucune émotion et n’en émule aucune. Des méchants extrêmement vilains et complètement fous. Et un texte bourré de "one liners" archi débiles qui ne lèvent pas le niveau intellectuel plus haut qu’une plante verte. En tant normal, ce sont toutes des qualités pour un vrai film d’action mettant en vedette Schwarzenegger, Seagal ou Stallone. Mais ici, il manque la petite étincelle, celle qui nous fait dire : « Bon, ok! C’est un film d’action, je vais mettre mon cerveau à off. », soit parce qu’il se prend trop au sérieux ou, je me répète, parce qu’on s’attend à mieux de Neil Marshall.
À mon humble avis, avant de faire Doomsday, Marshall aurait dû parfaire son éducation en « Action 101 », car ses scènes de batailles sont très mal foutues. Durant la majorité des scènes, les plans sont beaucoup trop rapprochés et on n’y voit rien. De plus, le rythme du montage est trop accéléré. À chaque coup, un nouveau plan. Répétez tout cela à peu près toutes les secondes pendant une scène d’une minute trente et on se trouve à regarder un combat extrêmement chaotique.
Par contre, Marshall n’oublie pas ses fans et exploite l’une de ses meilleures qualités: le gore. Doomsday ne lésine pas sur ce côté. Des mains coupées, des têtes décapitées, des gens qui explosent, qui se font rouler dessus et j’en passe. Ce film est d’une violence extrême, pour notre plus grand bonheur. Même si les scènes d’action sont décevantes, elles se marient très bien avec le niveau de violence du film.
Mais ce qui m’a le plus surpris dans ce long métrage, c’est la scène de poursuite finale. Alors que la plupart du temps, ce genre de poursuite ne sort jamais de l’ordinaire, Marshall a décidé d’en faire plus qu’il ne fallait. Alors que nos héros se font poursuivre par de vils cannibales, l’héroïne doit se battre avec le chef de ceux-ci dans son auto, alors que le méchant a les jambes qui flottent par la fenêtre, tout en évitant les nombreux obstacles.
Avec Doomsday, c’est comme si je m’étais tapé un bon McDo. Le produit a fait la job, mais c’est tout. Maintenant, je vais aller engloutir un steak à 100$! Allez, viens à moi Jean-Claude Van Damme et divertis moi avec Timecop, suivi d’un accompagnement de Bloodsport!



• Mad Max (1979)
• 28 Days Later (2002)
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